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Un hommage à Esther Horgen, victime du terrorisme palestinien, au Parlement européen

Ses proches ont réclamé devant les députés l'arrêt des financements de l'Union européenne à l'Autorité palestinienne en raison de sa politique de rémunération des terroristes

La famille d'Esther Horgan, Yossi Dagan, chef du conseil régional de Samarie, et des membres du Parlement européen, à Bruxelles, le 11 janvier 2023. (Crédit : Tony Da Silva / Conseil régional de Samarie)
La famille d'Esther Horgan, Yossi Dagan, chef du conseil régional de Samarie, et des membres du Parlement européen, à Bruxelles, le 11 janvier 2023. (Crédit : Tony Da Silva / Conseil régional de Samarie)

Deux ans après sa mort dans une forêt de Cisjordanie, un hommage à la mémoire d’Esther Horgen a été rendu ce mercredi lors d’une session spéciale au Parlement européen, à Bruxelles.

L’évènement, qui a démarré par l’allumage d’une bougie, a été animé par l’eurodéputé néerlandais Bert-Jan Ruissen (groupe des Conservateurs et réformistes européens).

Parmi les participants se trouvaient le mari d’Esther Horgen et deux de leurs enfants, ainsi que Yossi Dagan, chef du conseil régional de Samarie. L’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne, M. Haim Regev, a aussi pris la parole lors de l’évènement.

Lors de leurs interventions, ils ont réclamé l’arrêt des fonds transférés par l’Union européenne à l’Autorité palestinienne – des fonds qui sont en partie reversés aux terroristes qui ont visé des citoyens israéliens.

« Ma mère nous a appris quelque chose d’important », a déclaré Odelya Horgen devant le Parlement. « Il y a deux forces dans le monde, la peur et l’amour (…) Malheureusement, il y a ceux qui sont motivés par la peur, la peur de tout ce qu’ils détestent. Ces personnes sont prêtes à faire n’importe quoi à cause de cette peur, y compris assassiner les autres. Ne financez pas ces personnes – ne les incitez pas à recourir à la violence », a-t-elle déclaré.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour nous souvenir d’Esther Horgen », a lui déclaré Yossi Dagan. « Esther a été tuée il y a exactement deux ans. Le terrorisme continue de frapper nos familles chaque jour grâce à votre argent. Les recettes fiscales de centaines de millions de citoyens européens sont utilisées pour encourager le meurtre de Juifs dans l’État d’Israël. L’Autorité palestinienne transfère un demi-milliard de shekels par an aux terroristes emprisonnés. Plus ils assassinent de personnes, plus le salaire qu’ils reçoivent est élevé. Le terroriste méprisable, Mohammed Kabha, qui a assassiné Esther, reçoit 12 000 shekels par mois, financés par les recettes de l’UE. C’est six fois le salaire moyen dans l’Autorité palestinienne (…) Promettez que vous ferez tout ce que vous pourrez pour mettre fin à cette folie », a-t-il demandé.

« Nous souhaitons exprimer notre solidarité avec le peuple israélien et nous condamnons en termes clairs toutes les formes de terrorisme », a déclaré l’eurodéputé néerlandais Bert-Jan Ruissen. « Je suis choqué d’apprendre que son meurtrier recevra, de son vivant, quelque quatre millions de shekels de l’Autorité palestinienne pour avoir commis ce crime affreux. »

Mère de six enfants, franco-israélienne, Esther Horgen avait reçu un coup de pierre mortel à la tête alors qu’elle faisait son jogging.

Son assassin, un Palestinien, Mohammed Kabha, a été condamné l’an dernier à la réclusion à perpétuité par un tribunal militaire israélien pour meurtre avec préméditation. Le tribunal l’a aussi condamné à verser plus de trois millions de shekels (environ 850 000 euros) à la famille de sa victime.

Il avait été arrêté par les forces de sécurité israéliennes quelques jours après le meurtre.

Esther Horgen, 52 ans, qui a été retrouvée morte dans le nord de la Cisjordanie à la suite d’un attentat terroriste présumé le 20 décembre 2020. (Autorisation)

Le corps d’Esther Horgen avait été retrouvé portant des marques de coups dans une forêt près de la petite implantation israélienne de Tal Menashé, dans le nord de la Cisjordanie.

Esther Horgen, née Brigitte Attelan, 52 ans et mère de six enfants, avait immigré de France en Israël dans les années 1980.

Kabha, alors âgé de 40 ans, originaire du village de Tura al-Gharbiya, qui est situé aux abords de Jénine, avait été soupçonné par l’agence de sécurité du Shin Bet d’avoir tenté de venger la mort d’un détenu sécuritaire, Kamel Abu Waer, qui avait succombé à un cancer six semaines avant le meurtre.

Après le jugement, l’avocat de la famille Horgen, Maurice Hirsch, avait déjà critiqué la politique mise en place par l’Autorité palestinienne qui verse des allocations aux familles de prisonniers palestiniens par le biais du Fonds pour les martyrs de l’AP, une pratique considérée par de nombreuses personnes comme une « rémunération de meurtre ».

« Pendant toute la vie de ce vil tueur en prison, cet individu gagnera plus de quatre millions de shekels de la part de l’Autorité palestinienne. Il en profitera, sa famille bénéficiera de ces fonds, l’Autorité palestinienne reconstruira sa maison détruite », avait-il expliqué. « Et le gouvernement israélien ne fait rien. La Cour a fait beaucoup ce matin, même avec le jugement concernant l’amende qu’il devra verser, mais ce n’est pas suffisant. »

L’armée israélienne avait détruit l’habitation de Kahba dans le village de Tura al-Gharbiya il y a un an.

Le meurtre de Horgen avait entraîné plusieurs jours de tensions en Cisjordanie. Les services de sécurité du Shin Bet avaient signalé 13 incidents liés à des jets de pierre par les partisans du mouvement pro-implantations sur des Palestiniens dans les jours qui avaient suivi la mort de la quadragénaire.

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