Une du Point: le maire à Valence refuse de transiger sur la liberté d’expression
Rechercher

Une du Point: le maire à Valence refuse de transiger sur la liberté d’expression

Des affiches du magazine Le Point ont été retirées d'un kiosque de la ville par des partisans du président turc Erdogan, érigé en "dictateur" par l'hebdomadaire

La police déployée autour d'un kiosque au Pontet (Vaucluse) après que des militants turcs pro-Erdogan s'en sont pris à la Une du Point (Capture d'écran : Youtube)
La police déployée autour d'un kiosque au Pontet (Vaucluse) après que des militants turcs pro-Erdogan s'en sont pris à la Une du Point (Capture d'écran : Youtube)

Le maire de Valence Nicolas Daragon (LR) affirme qu’on « ne transige pas » avec la liberté d’expression après que des affiches du magazine Le Point ont été retirées d’un kiosque de sa ville par des partisans du président turc Erdogan.

« Ces comportements me choquent. Nos aînés se sont battus durement pour défendre la liberté d’expression. La liberté de la presse est au centre des principes démocratiques qui fondent notre société », souligne mardi M. Daragon dans un communiqué.

« On ne transige pas avec cela. J’ai honte pour ceux qui se livrent à ces actes inadmissibles. Ils doivent être lourdement sanctionnés », s’insurge le maire.

Deux personnes ont été interpellées samedi, peu après les faits, par la police dépêchée sur place.

« Ne cédons pas », ajoute Nicolas Daragon, « aux agissements inacceptables de quelques excités qui se mettent – de fait – en marge de la communauté nationale. »

L’hebdomadaire a dénoncé dimanche une campagne de « harcèlement » contre son dernier numéro, dont la Une présente le président Erdogan comme un « dictateur ».

Un autre kiosquier a fait l’objet de menaces de la part de pro-Erdogan au Pontet, dans le Vaucluse.

Lundi soir, Emmanuel Macron a jugé sur Twitter « parfaitement inacceptable » que les affiches du Point soient retirées des kiosques de presse « au motif qu’elles déplaisent aux ennemis de la liberté, en France comme à l’étranger ». « La liberté de la presse n’a pas de prix: sans elle, c’est la dictature », a ajouté le président de la République.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...