Israël en guerre - Jour 255

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100 jours après le 7 octobre, une ex-otage de 13 ans, anime un rassemblement à New York

"J'ai fait tout ce chemin pour demander au monde entier de nous aider à ramener tous les otages", dit Hila Rotem aux manifestants, décrivant sa captivité comme un "enfer"

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

L'otage libérée Hila Rotem Shoshani participant à un rassemblement appelant à la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, devant le siège des Nations Unies, à New York, le 12 décembre 2024. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)
L'otage libérée Hila Rotem Shoshani participant à un rassemblement appelant à la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, devant le siège des Nations Unies, à New York, le 12 décembre 2024. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

New York Jewish Week via JTA – Une enfant israélienne libérée des geôles du groupe terroriste palestinien du Hamas et des parents de ceux qui sont encore retenus en otage se sont adressés à une foule de milliers de personnes devant le siège des Nations unies lors d’un rassemblement marquant le 100e jour depuis l’assaut sur le sud d’Israël par le Hamas le 7 octobre.

Le rassemblement a été marqué par la présence de drapeaux israéliens et américains et par le chant de l’Hatikvah, l’hymne national israélien. Les discours ont évoqué la guerre qu’Israël mène actuellement contre le groupe terroriste palestinien à Gaza. Mais la plupart des orateurs, dont la gouverneure de New York Kathy Hochul et le chef de la majorité au Sénat américain Chuck Schumer, ont axé leurs propos sur le sort des otages.

Hila Rotem Shoshani, 13 ans, qui a été prise en otage dans le kibboutz Beeri, a imploré la foule de continuer à faire pression pour la libération des otages. Hila a été prise en otage avec sa mère et une amie, et a été libérée lors d’un échange à la fin du mois de novembre qui a permis à plus de 100 otages d’être libérés. Les organisateurs ont indiqué que son discours était le premier prononcé par une ancienne captive israélienne aux États-Unis.

« La vie d’un otage à Gaza n’est pas une vie, c’est un enfer. Je suis venue jusqu’ici pour demander au monde entier de nous aider à ramener tous les otages », a-t-elle déclamé. « Nous ne pouvons pas les laisser là. Leurs familles les attendent. Ramenez-les à la maison, s’il vous plaît. »

Outre les drapeaux, les participants portaient des autocollants où l’on pouvait lire « Aujourd’hui, c’est le 100e jour » et des pin’s montrant des photos des otages. Des pancartes en hébreu disaient « 100 jours en enfer » et en anglais « Let my people go ». Au début du rassemblement, les participants ont observé un temps de silence pour les otages pendant 100 secondes.

Sur la place Dag Hammarskjöld de Midtown East, des bénévoles ont vendu des sweat-shirts et des bonnets portant l’inscription « Ramenez-les à la maison » afin de récolter des fonds pour le Forum des familles des otages et disparus, l’un des principaux groupes de défense des captifs et l’un des organisateurs de la manifestation, qui a attiré 2 500 personnes, selon les estimations de ces derniers.

Des manifestants lors d’un rassemblement réclamant la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, aux abords du siège des Nations unies, à New York City, le 12 décembre 2024. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

Yaïr Moses, dont le père, Gadi Mozes, 79 ans, est retenu en otage, a décrit son angoisse, expliquant qu’il n’avait pu ni manger ni dormir depuis que son père avait été enlevé. Sa voix s’est brisée à certains moments de sa prise de parole.

« Il y a d’autres hommes âgés là-bas, comme mon père. Personne ne sait s’ils pourront s’en remettre, physiquement ou mentalement », a souligné Yaïr. « Il y a aussi des jeunes femmes. Nous avons déjà entendu des témoignages qui racontent les horreurs qu’elles ont vécues et qu’elles vivent encore. »

« Le temps presse, et plus elles resteront là-bas, plus leurs vies seront menacées », a-t-il ajouté.

La manifestation s’est tenue à la place des rassemblements hebdomadaires du vendredi matin devant le domicile du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au nom des otages. Ce rassemblement a donné le coup d’envoi d’une série d’événements de soutien aux otages qui se dérouleront dans toute la ville ce week-end.

Yaïr Moses, dont le père Gadi Mozes a été enlevé lors de l’assaut mené par le Hamas le 7 octobre, prenant la parole lors d’un rassemblement appelant à la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, devant le siège des Nations unies, à New York, le 12 décembre 2024. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

De vendredi après-midi à samedi soir, une installation d’un sablier numérique sera disposé sur Times Square pour symboliser le fait que « le temps est compté » – une reproduction du dispositif mis en place à Tel Aviv.

Dimanche matin, 100e jour depuis le 7 octobre, une « Marche des 100 jours » aura lieu à Central Park. Des militants organisent chaque dimanche des course à pied dans le parc, dans le cadre d’une campagne menée à New York et dans d’autres villes sous le nom de « Run For Their Lives » (« Courir pour leur vie »). Les participants tiendront des photos des otages et porteront des rubans jaunes, symbole des captifs. La course de New York commencera à Central Park West, au croisement de la 90e rue.

Dimanche, une autre manifestation se déroulera également pendant la majeure partie de la journée à Washington Square Park. Des musiciens joueront des morceaux sur un piano jaune ouvert au public en l’honneur d’Alon Ohel, un pianiste de 22 ans qui est retenu en otage.

Outre Hochul et Schumer, un certain nombre de fonctionnaires, de rabbins et de dirigeants d’organisations juives de toute la ville ont participé au rassemblement de vendredi. L’événement était co-parrainé par un large éventail de groupes juifs américains.

Hochul a déclaré qu’elle avait été dévastée par sa visite à Kfar Aza – l’un des kibboutzim les plus durement touchés par l’attaque du Hamas – peu après le 7 octobre, lorsque les terroristes palestiniens de Gaza ont tué 1 200 personnes – pour la plupart des civils – et en ont enlevé plus de 240. Elle a exprimé son soutien à l’opération militaire israélienne contre le groupe terroriste palestinien et a déploré le manque d’attention portée aux otages dans la sphère publique.

« Pourquoi les gens du monde entier n’exigent-ils pas la libération de ces otages ? », a demandé Hochul. « Où est l’indignation ? Où est la couverture quotidienne de la souffrance des otages et de leurs familles ? »

« Je veux qu’ils soient ramenés à la maison maintenant et je veux que le reste du monde commence à dire la même chose parce qu’il est barbare et inhumain de les retenir un jour de plus », a-t-elle ajouté.

La foule était composée en grande partie de Juifs américains et comprenait des délégations de lycées juifs locaux. Certains participants ont pleuré et se sont étreints pendant les discours. Le chanteur juif-israélien Shimon Smith a interprété la chanson « Nigmar » (qui signifie « C’est fini » en hébreu) de la star israélienne Idan Amedi, le chanteur et acteur de « Fauda » qui a été gravement blessé lors d’un combat à Gaza cette semaine. Amedi s’est fait connaître en 2010 avec la chanson « Fighters Pain« , qui parle d’un soldat de combat luttant contre le syndrome de stress post-traumatique (TSPT).

Des manifestants participant à un rassemblement appelant à la libération des otages israéliens détenus par les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, devant le siège des Nations Unies, à New York, le 12 décembre 2024. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

Ellen Muss et Laura Green ont participé au rassemblement en tenant des briques de lait avec des portraits des otages du Hamas, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation rappelant les efforts déployés pour localiser les personnes disparues. La brique de Muss portait la photo de Kfir Bibas, le plus jeune otage enlevé par le Hamas, qui est toujours détenu à Gaza et qui est devenu le symbole des captifs.

« Nous sommes très attachés aux otages et cela permet à tout le monde de garder à l’esprit que cela fait quasiment 100 jours », a affirmé Muss. Elle a rencontré la sœur de l’otage Omri Miran et lui a montré des photos de la campagne des briques de lait à New York.

« Elle a été très touchée de savoir que nous pensons toujours à eux », a confié Muss.

« Cela aurait pu être vous, votre sœur, votre grand-mère, et c’est ce que nous devons dire aux gens. »

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