Accusé de grève sauvage, l’aéroport Ben Gurion est mis en cause par le syndicat
Pinchas Idan nie tout débrayage et accuse la direction de l'aéroport d'avoir fermé les guichets pour masquer un manque d'effectifs
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Le chef contesté du syndicat de l’aéroport Ben Gurion, Pinchas Idan, a vivement réagi aux informations indiquant que les employés s’étaient livrés à une grève sauvage hier, ce qui a provoqué le report de vols lors de la journée la plus chargée de l’aéroport, plongé en plein chaos, en rejetant la faute sur la direction des services aéroportuaires.
Face aux guichets d’enregistrement fermés, au service de manutention des bagages à l’arrêt et aux vols retardés voire annulés, l’Autorité des aéroports d’Israël avait affirmé que le personnel de l’aéroport s’était livré à une grève non déclarée.
La centrale syndicale Histadrout avait déjà nié avoir toute grève et aujourd’hui, dans des messages distincts adressés aux employés ainsi qu’au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et à la ministre des Transports, Miri Regev, M. Idan a catégoriquement démenti tout fait de grève.
Selon lui, les principales difficultés sont liées à une pénurie chronique de personnel, un problème au sujet duquel il affirme avoir tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises. De son point de vue, c’est donc la direction de l’aéroport, et non les salariés, qui a décidé de suspendre l’activité.
« L’événement scandaleux et honteux qui s’est produit hier à l’aéroport Ben Gurion, avec tous ces guichets d’enregistrement fermés et ces milliers de voyageurs désemparés, n’aurait jamais dû se produire », a-t-il écrit dans sa lettre à M. Netanyahu et Mme Regev. « C’est le fruit d’une décision scandaleuse, unilatérale, dégradante et totalement irresponsable de la direction, qui a frappé de plein fouet la population israélienne et les employés. »
Il a ajouté : « Il n’y a pas eu de grève hier — ni grève sauvage, ni arrêt de travail planifié. »
Dans son message aux employés de l’aéroport, cité par la Douzième chaîne, il a qualifié ces accusations de grève de « mensonges éhontés ».
Il a ajouté, dans son courrier aux ministres, que les employés n’ont formulé aucune revendication concernant des hausses de salaires, de budget ou d’avantages, affirmant que les événements étaient le résultat d’une « détresse physique, sanitaire et humaine de la part d’employés à bout de forces ».
« Nous avons à maintes reprises mis en garde, dans toutes les instances possibles et imaginables,… sur le fait que les bagagistes et le système de traitement des bagages souffraient d’un manque réel et aigü de personnel. »
Il a précisé que certains employés ont dû faire des gardes de 13 heures d’affilée.
« Au lieu de faire preuve d’humanité et de gérer la situation de manière responsable, la direction a préféré prendre une mesure agressive en fermant les guichets d’enregistrement de sa propre initiative, ce qui a causé une crise artificielle subie par les passagers. »
Il a demandé au gouvernement de prendre des mesures d’urgence pour renforcer les effectifs de l’aéroport et améliorer leurs conditions de travail.
Hier, en plein chaos aéroportuaire, Benjamin Netanyahu a exclu Pinchas Idan des rangs de son parti, le Likud.
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