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Allemagne: mise en accusation d’un ex-gardien de camp nazi de 98 ans

L'intéressé, dont le parquet ne révèle pas le nom, est soupçonné de complicité de meurtre dans plus de 3 300 cas entre 1943 et 1945 dans le camp de Sachsenhausen

Un homme franchit la porte du camp de la mort nazi de Sachsenhausen avec la phrase "Arbeit macht frei" (le travail rend libre) à Oranienburg, en Allemagne, lors de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le 27 janvier 2019. (Markus Schreiber/AP)
Un homme franchit la porte du camp de la mort nazi de Sachsenhausen avec la phrase "Arbeit macht frei" (le travail rend libre) à Oranienburg, en Allemagne, lors de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le 27 janvier 2019. (Markus Schreiber/AP)

Le parquet de Giessen en Allemagne a annoncé vendredi la mise en accusation pour complicité de meurtres présumée d’un ancien gardien SS du camp nazi de Sachsenhausen, au nord de Berlin, âgé de 98 ans.

L’intéressé, dont le parquet ne révèle pas le nom, est soupçonné de complicité de meurtre dans plus de 3 300 cas entre 1943 et 1945 dans ce camp, a indiqué le procureur en chef Thomas Hauburger dans un communiqué.

Il se voit reprocher « d’avoir soutenu, en tant que membre des équipes de garde SS, la mise à mort cruelle et perfide de milliers de détenus », a-t-il poursuivi.

Si la plainte débouche sur un procès, l’homme, qui avait moins de 21 ans au moment des faits, sera jugé par la chambre des mineurs du tribunal de grande instance de Hanau, dans l’ouest du pays.

L’accusé est considéré « au moins partiellement apte à subir un procès » selon une analyse psychiatrique réalisée en octobre 2022, indique le procureur.

Entre son ouverture en 1936 et sa libération par les Soviétiques le 22 avril 1945, le camp de Sachsenhausen a vu passer quelque 200.000 prisonniers, principalement des opposants politiques, des juifs et des homosexuels.

Des dizaines de milliers d’entre eux ont péri, victimes principalement d’épuisement dû au travail forcé et aux cruelles conditions de détention.

Les procès d’anciens gardes de camps nazi se sont multipliés ces dernières années en Allemagne, depuis la condamnation en 2011 de l’ancien gardien du camp d’extermination de Sobibor, John Demjanjuk, qui avait fait jurisprudence.

Etant donné le grand âge des accusés, les procès n’ont pas toujours pu avoir lieu pour raisons de santé ou, quand ils ont eu lieu, les condamnés sont décédés avant d’être emprisonnés, comme John Demjanjuk.

Parmi les cas récents figure celui de Josef Schütz, lui aussi ancien gardien de Sachsenhausen, condamné en juin 2022 à cinq ans de prison pour « complicité » dans le meurtre d’au moins 3500 prisonniers entre 1942 et 1945.

Il est décédé en avril à l’âge de 102 ans avant de purger sa peine.

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