Antisémitisme et néo-nazisme à Madrid : les leaders juifs réclament une enquête
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Antisémitisme et néo-nazisme à Madrid : les leaders juifs réclament une enquête

La Fédération des communautés juives d'Espagne a réclamé une enquête après un rassemblement près d'un cimetière d'anciens combattants qui ont servi aux côtés d'Hitler

Des néo-nazis rendent hommage à Hitler lors d'une manifestation près d'un cimetière à Madrid, en Espagne, le 13 février 2021 (Crédit : Lamarea.com via JTA)
Des néo-nazis rendent hommage à Hitler lors d'une manifestation près d'un cimetière à Madrid, en Espagne, le 13 février 2021 (Crédit : Lamarea.com via JTA)

JTA – Les dirigeants juifs d’Espagne ont demandé l’ouverture d’une enquête après qu’un événement d’extrême-droite à Madrid a donné lieu à des discours antisémites et à un salut nazi.

Environ 300 personnes ont assisté à l’événement qui s’est tenu près d’un cimetière de la capitale espagnole où sont enterrés les anciens combattants qui ont servi aux côtés des troupes d’Hitler. Dans l’un des discours, une jeune femme a été filmée en train de dire : « notre devoir est de nous battre pour l’Espagne et pour l’Europe aujourd’hui affaiblie par l’ennemi, qui reste le même mais porte de nombreux masques : le Juif ».

Les expressions publiques d’admiration pour l’Allemagne nazie, la rhétorique antisémite et les grands rassemblements d’extrême droite sont relativement rares en Espagne, où de nombreuses personnes ont des souvenirs amers de la dictature de Francisco Franco, qui s’est rangé du côté des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et a ensuite dirigé l’Espagne jusqu’en 1975.

Mais comme dans de nombreux pays européens, le populisme de droite a connu une hausse considérable et soudaine de sa popularité en Espagne au cours des dernières années. En 2019, le parti populiste de droite Vox est entré pour la première fois au Parlement en tant que troisième parti du pays, avec 52 sièges sur 350.

La Fédération des communautés juives d’Espagne a demandé lundi dans une déclaration adressée aux procureurs d’ouvrir une enquête sur l’incitation à la violence et à la discrimination à l’encontre de certaines des personnes qui ont assisté à l’événement, y compris la jeune femme, qui n’a pas été identifiée dans les médias.

Elle a également déclaré : « le juif est coupable et la Division bleue va le combattre », a également déclaré la jeune femme, selon Ultima Hora.

La Division bleue, un petit réseau néo-nazi, doit son nom aux unités de volontaires espagnols qui ont combattu en Russie pendant la Seconde Guerre mondiale aux côtés des troupes de l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler. Les anciens combattants de ce détachement sont enterrés au cimetière où l’événement a eu lieu.

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