Rechercher

Apologie du terrorisme : en Gironde, un imam nigérien antisémite et « salafiste » relaxé en appel

Les autorités accusaient notamment Abdourahmane Ridouane d'avoir "justifié des actes terroristes" en publiant sur les réseaux sociaux des messages "légitimant" l'attaque du 7-Octobre

AbdouRahmane Ridouane, président de la mosquée de Pessac, dans un reportage diffusé sur France 3, le 25 février 2022. (Crédit : Capture d'écran Youtube / France 3 Nouvelle-Aquitaine ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
AbdouRahmane Ridouane, président de la mosquée de Pessac, dans un reportage diffusé sur France 3, le 25 février 2022. (Crédit : Capture d'écran Youtube / France 3 Nouvelle-Aquitaine ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’ex-président d’une mosquée de Gironde et imam « d’obédience salafiste » de nationalité nigérienne, condamné en mars à une peine de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme », a été relaxé mardi par la cour d’appel de Paris.

« La cour d’appel a infirmé le jugement de première instance et renvoyé M. Ridouane des fins de la poursuite : en clair, il n’y a rien à lui reprocher », s’est félicité auprès de l’AFP Me Sefen Guez Guez, l’un des avocats de cet ancien responsable de la mosquée de Pessac, dans l’agglomération bordelaise.

Abdourahmane Ridouane, 60 ans, avait été condamné en première instance à quatre mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction de territoire français pour des publications relevant d’ « apologie du terrorisme », selon un jugement rendu en mars par le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne).

En 2024, M. Ridouane avait passé 90 jours dans un centre de rétention administrative de ce département dans le cadre d’une procédure d’expulsion.

Dans le cadre de la procédure pénale, initiée parallèlement par un signalement du ministère de l’Intérieur, les autorités l’accusaient notamment d’avoir « justifié des actes terroristes » en publiant sur les réseaux sociaux des messages « légitimant », selon elles, l’attaque perpétrée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël, ou saluant la mémoire de son ex-chef, Ismaïl Haniyeh, après son assassinat le 31 juillet 2024 à Téhéran.

L’administration lui reprochait également d’avoir tenu ou relayé des propos accusant la France de pratiquer une « islamophobie d’État ».

Il aurait aussi « justifié des actes terroristes » et « provoqué à la discrimination ou à la haine envers les pays occidentaux, l’État d’Israël ainsi que l’ensemble des personnes de religion juive », avait relevé le Conseil d’État dans son ordonnance de septembre 2024 visant à rejeter son recours.

Les autorités l’accusent également « de publications à teneur antisémite et haineuse à l’encontre d’Israël et des Juifs », en relayant notamment, quatre jours après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre en Israël, un dessin de presse présentant le groupe terroriste palestinien comme un mouvement « d’autodéfense » et « dédouanant cette organisation de la dimension terroriste de son action ».

La procédure d’expulsion avait été enclenchée au printemps 2024 par la préfecture de Gironde qui lui reproche également des messages publiés sur les réseaux sociaux.

Depuis le terme de sa période légale de rétention en novembre 2024, M. Ridouane est assigné à résidence à Pessac, avec obligation de pointage deux fois par jour au commissariat de Bordeaux.

Pour Me Guez Guez, la décision de la cour d’appel « ouvre des perspectives pour, enfin, rétablir les droits de M. Ridouane devant la justice administrative ». La procédure d’expulsion est actuellement contestée à Paris.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.