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Avi Gabbay, nouveau venu sur la scène politique israélienne

Après avoir dirigé le groupe de télécommunications Bezeq, Gabbay avait fait son entrée en politique en 2014 en se ralliant à Kahlon, qui venait de former Koulanou

Le candidat à la direction du parti travailliste Avi Gabbay devant un bureau de vote de Jérusalem, le 4 juillet 2017. (Crédit :(Yonatan Sindel/Flash90)
Le candidat à la direction du parti travailliste Avi Gabbay devant un bureau de vote de Jérusalem, le 4 juillet 2017. (Crédit :(Yonatan Sindel/Flash90)

Avi Gabbay, élu lundi à la tête du Parti travailliste, est un nouveau venu sur la scène politique israélienne mais son profil d’hommes d’affaires a semble-t-il séduit les électeurs pour un renouveau de cette formation sur le déclin.

Ce cinquantenaire au phrasé discret n’a en effet rejoint le Parti travailliste qu’en décembre dernier, peu après sa démission du gouvernement de Benjamin Netanyahu où il était ministre du parti centriste Koulanou.

Ce novice au sein de la principale formation de l’opposition avait créé la surprise en se qualifiant au premier tour des primaires après être arrivé juste derrière Amir Peretz.

Pour ses partisans, le profil d’hommes d’affaires et de centriste modéré d’origine séfarade a séduit des électeurs avides d’une « renaissance » du parti en perte de vitesse.

Avi Gabbay n’a jamais été membre de la Knesset.

Sa carrière professionnelle a débuté au sein du prestigieux département du budget du ministère des Finances. Il est ensuite passé à Bezek, géant des télécommunications où il est devenu directeur général.

Moshe Kahlon, ministre des Finances, pendant une cérémonie de lancement d'un programme de construction de milliers de logements à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Moshe Kahlon, ministre des Finances, pendant une cérémonie de lancement d’un programme de construction de milliers de logements à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En 2014, il fait son entrée en politique en se ralliant à Moshe Kahlon, un ministre qui avait quitté le Likud de Netanyahu pour former un parti de centre-droit Koulanou.

Cette nouvelle formation a remporté 10 sièges sur 120 aux élections de 2015 et est entrée dans la coalition dirigée par Benjamin Netanyahu. Avi Gabbay prend du galon et devient alors ministre de l’Environnement.

Mais à ce poste il se retrouve isolé en s’opposant à un très important accord d’exploitation de gaz naturel en Méditerranée conclu entre Israël et un consortium dirigé par un groupe américain. Selon lui, cet accord ferait la part trop belle au consortium et ne prendrait pas « en compte les intérêts » d’Israël.

Il claque la porte du gouvernement en décembre 2016 pour protester cette fois contre la nomination d’Avigdor Liberman au poste clé de la Défense, en arguant qu’une telle décision mettait en danger la sécurité du pays.

Quelques mois plus tard, alors que Koulanou reste dans la majorité, il rejoint le Parti travailliste en expliquant que cette formation représentait « une véritable alternative » au gouvernement de Benjamin Netanyahu, au pouvoir sans discontinuité depuis 2009.

Avi Gabbay, alors ministre de l'Environnement, pendant une commission de la Knesset sur l'accord sur le gaz naturel offshore, le 2 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Avi Gabbay, alors ministre de l’Environnement, pendant une commission de la Knesset sur l’accord sur le gaz naturel offshore, le 2 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans une libre opinion publiée par le quotidien Yediot Aharonot, Avi Gabbay, est présenté comme quelqu’un « qui cache derrière une innocente apparente un homme d’affaires affuté et rusé ».

Cet homme d’humble origine a grandi dans une famille venue du Maroc installée dans un quartier déshérité de Jérusalem.

Ses capacités intellectuelles lui ont permis d’intégrer une unité des renseignements lors de son service militaire au cours duquel il s’est hissé au rang de commandant. Après avoir quitté l’uniforme, il a étudié l’économie et la gestion à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Sur la question du conflit israélo-palestinien, il appelle à la création d’un état palestinien démilitarisé aux côtés d’Israël et se dit favorable à des échanges de territoires qui permettraient à Israël, dans le cadre d’un accord de paix, d’étendre sa souveraineté sur les grands blocs d’implantations de Cisjordanie.

Il insiste aussi sur l’importance d’améliorer la situation économique dans les territoires palestiniens. « Le conflit peut être résolu » et pour y parvenir « il nous faut une direction courageuse et déterminée qui ne soit pas impliquée dans les coups médiatiques et ne sème pas la division. »

Il est marié et père de trois enfants.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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