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Cécile Klein, doyenne des Canadiens 7 mois durant, s’est éteinte à 114 ans

Interrogée sur les secrets de sa longévité, la Montréalaise, qui aura connu deux pandémies et deux guerres mondiales, l’attribuait à « de bons gènes et beaucoup de chance »

Cecile Klein entourée de sa fille Harriet Nussbaum (à droite) et de sa petite-fille Elaine Nussbaum (à gauche).
Cecile Klein entourée de sa fille Harriet Nussbaum (à droite) et de sa petite-fille Elaine Nussbaum (à gauche).

JTA — Cécile Klein, une super centenaire énergique liée à la communauté et aux institutions juives de Montréal, aura été pendant sept mois la doyenne du pays avant de décéder le 13 janvier dernier.

Une notice nécrologique publiée dans le Canadian Jewish News signale qu’en plus d’avoir vécu deux pandémies et deux guerres mondiales, et d’avoir travaillé pour la société pharmaceutique de son mari, né en Israël, elle s’est illustrée dans des activités bénévoles toute sa vie durant, en aidant notamment son père à recueillir des fonds pour l’Hôpital général juif de Montréal.

Alors qu’elle était déjà centenaire, la Montréalaise avait d’ailleurs suivi des cours à l’hôpital, affilié à l’Université McGill. Selon le site d’information Jewish News, elle s’informait quotidiennement des nouvelles du monde, lisant le journal — sans lunettes — jusqu’à l’âge de 111 ans. Elle entretenait régulièrement sa forme en suivant des cours de fitness au Centre Juif pour les seniors Cummings, ouvert en 2000, alors qu’elle avait déjà plus de 90 ans.

Mme Klein avait déjà perdu son mari, Erwin, qu’elle avait épousé en 1932. Elle laisse dans la peine ses trois enfants Harriet, Louise et Arnold ainsi que huit petits-enfants, 18 arrière-petits enfants et cinq arrière-arrière-petits enfants.

Durant la même semaine, le 11 janvier dernier, c’est la doyenne du New Jersey, une femme juive du nom d’Edith Hodes Rose, qui s’est également éteinte à l’âge de 111 ans.

Selon un article du New Jersey Jewish News publié à l’occasion de son 100e anniversaire en 2010, Rose était la fille d’un vendeur d’eau de Seltzer qui avait commencé sa carrière en livrant ses clients avec un chariot tracté par des chevaux.

Toujours suivant les informations du New Jersey Jewish News, ses parents avaient immigré de ce qui est aujourd’hui la Lettonie au tournant du 20e siècle. Sur les huit enfants qu’eut le couple, six vécurent jusqu’à leurs 90 ans, deux d’entre eux – Rose comprise – devenant même centenaires. A ce titre, ils ont participé à une étude menée par le Albert Einstein College of Medicine, à New York, sur la longévité.

Rose, qui avait grandi à Newark pour s’installer ensuite à Maplewood, fréquenta plusieurs synagogues du New Jersey tout au long de sa vie et fut membre du National Council of Jewish Women du comté d’Essex.

Interrogée par le New Jersey Jewish News sur le secret de sa longévité, elle répondait : « J’imagine que j’ai de bons gènes et de la chance. Faire les choses avec modération doit aider, mais c’est surtout de la chance. »

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