COVID-19 : la quarantaine passera de 14 à 12 jours – ministre de la Santé
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COVID-19 : la quarantaine passera de 14 à 12 jours – ministre de la Santé

Un nouveau programme pilote sera finalisé d'ici quelques jours et appliqué jusqu'à la fin 2020 pour permettre une "liberté maximale", explique Yuli Edelstein

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, s'exprime lors d'une conférence de presse à Airport City, près de Tel Aviv, le 17 septembre 2020. (Flash90)
Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, s'exprime lors d'une conférence de presse à Airport City, près de Tel Aviv, le 17 septembre 2020. (Flash90)

Un programme pilote prévoit de faire passer la période de quarantaine obligatoire de quatorze à douze jours dans la lutte contre le coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Yuli Edelstein dans la journée de dimanche.

Edelstein a pris cette décision suite à des consultations avec son ministère, d’après le communiqué de celui-ci. Les grandes lignes de ce programme, en ce qui concerne la quarantaine obligatoire, seront esquissées dans les prochains jours et resteront en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2020.

« Notre objectif est de permettre une liberté maximale assortie d’un risque minimal pour la santé publique », a expliqué le ministre.

Cette annonce a été saluée par Zvi Hauser, député de la faction Derech Eretz et président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, qui prône, depuis des mois, le raccourcissement de la quatorzaine.

« Mieux vaut tard que jamais ! Je félicite le ministère de la Santé qui a pris la bonne décision, une décision qui était aussi souhaitable, concernant une période d’isolement dorénavant réduite de deux jours. Et avec un peu de chance, si ce programme réussit, la quarantaine obligatoire pourra encore être écourtée en passant à dix jours », a commenté Hauser.

Ce n’est pas la première fois que le ministère de la Santé révise les exigences de la quarantaine mise en place pour combattre la propagation de la COVID-19. Selon les dispositions actuelles, qui ont été décidées au mois de juillet, les Israéliens testés positifs au virus sont considérés comme guéris après avoir passé dix jours en isolement – au lieu de quatorze – à partir du premier jour où ils présentent des symptômes, une période à laquelle s’ajoutent trois jours supplémentaires sans symptômes (forte fièvre, toux ou difficultés à respirer).

Des élèves israéliens à l’école Orot Etzion à Efrat portent des masques alors qu’ils reviennent à l’école pour la première fois depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le 3 mai 2020. (Gershon Elinon/Flash90)

Les patients qui, pour leur part, ne parviennent pas exactement à déterminer quand ils ont commencé à présenter des symptômes doivent se mettre en quarantaine dès qu’ils savent qu’ils ont été testés positifs et y rester, eux aussi, trois jours de plus sans symptômes.

Les personnes positives au virus mais asymptomatiques peuvent quitter l’isolement après dix jours, a déclaré le ministère au mois de juillet.

Dans tous les cas, aucun test supplémentaire n’est plus nécessaire – même si le ministère a bien noté qu’une autorisation du médecin était encore indispensable, indiquant l’absence de symptômes chez le malade.

Dans la matinée de dimanche, le cabinet a approuvé de nouvelles directives qui augmentent les amendes distribuées aux citoyens qui enfreignent les restrictions. Toutefois, suite aux pressions exercées par les partis ultra-orthodoxes, la discussion sur le sujet aura lieu lundi, dans le cadre de la rencontre du cabinet dit « du coronavirus », avant d’être présentée devant la Knesset pour adoption finale.

Après plus d’un mois de confinement national – ce qui a permis de faire baisser des taux d’infection qui avaient grimpé en flèche mais au prix d’une paralysie d’une grande partie de l’économie et de la vie publique – le gouvernement peine à s’accorder sur la manière de lever les restrictions, avec des pressions exercées par certains ministres qui voudraient un allègement rapide des limitations et qui rencontrent en cela l’opposition d’autres membres du cabinet, parmi eux le Premier ministre, qui, pour leur part, appellent à la prudence.

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