« Criminel de guerre sioniste » : Un homme inculpé après la dégradation d’une statue de Churchill à Londres
Le groupe néerlandais Free the Filton 24 NL, créé en soutien à des activistes anti-Israël poursuivis par la justice britannique, a revendiqué cette action sur Instagram

La police britannique a annoncé samedi l’inculpation d’un homme pour dégradations après qu’une statue de Winston Churchill à Londres a été recouverte de graffitis, dont une inscription qualifiant l’ancien Premier ministre de « criminel de guerre sioniste ».
Caspar San Giorgio, 38 ans et sans domicile fixe, a été inculpé dans la nuit et devait comparaître samedi matin devant le tribunal de Highbury, à Londres, au lendemain des dégradations.
Le groupe néerlandais Free the Filton 24 NL, créé en soutien à des activistes anti-Israël poursuivis par la justice britannique, a revendiqué cette action vendredi sur Instagram en publiant une vidéo.
Un homme se présentant comme « Olax Outis » – un nom potentiellement utilisé par Caspar San Giorgio pour dissimuler son identité -, membre de ce groupe et « citoyen des Pays-Bas », a affirmé être l’auteur des graffitis sur la statue à l’effigie de l’ancien Premier ministre (1874-1965).
Sur la vidéo, on le voit porter une combinaison sur laquelle est écrit « I support Palestine Action » (« Je soutiens Palestine Action »).
Ce groupe a été interdit en juillet 2025 par le gouvernement britannique, qui l’a classé comme « terroriste » peu après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l’armée de l’air, les autorités y voyant une atteinte à la sécurité nationale.
Cette interdiction a toutefois été jugée « disproportionnée » par la justice britannique le 13 février.
L’inscription « criminel de guerre sioniste » avait rapidement été nettoyée du socle de la statue, située devant le Parlement de Westminster. D’autres messages avaient également été tagués sur le socle, dont « Free Palestine » et « Stop au génocide ».
Downing Street a qualifié cet acte de vandalisme d’ « odieux ».
« Churchill était un grand Britannique », a déclaré un porte-parole vendredi.
« Ce gouvernement défendra toujours nos valeurs et l’auteur de ces actes devra rendre des comptes. »







