Dan Shapiro parlera de Trump, du Golfe et des Palestiniens à un événement ToI
Rechercher
'Times of Israel presents' le 2 juillet

Dan Shapiro parlera de Trump, du Golfe et des Palestiniens à un événement ToI

L'ancien ambassadeur américain affirmera au rédacteur-en-chef David Horovitz le 'sérieux' du président américain dans sa détermination à mener un processus de paix - mais que le style et la stratégie posent toujours question

Daniel Shapiro, alors ambassadeur des Etats-Unis en Israël, le 9 décembre 2014. (Crédit : Matty Stern/Ambassade américaine)
Daniel Shapiro, alors ambassadeur des Etats-Unis en Israël, le 9 décembre 2014. (Crédit : Matty Stern/Ambassade américaine)

Dan Shapiro, l’ancien ambassadeur américain en Israël a déclaré que le président Donald Trump est sérieux lorsqu’il veut réaliser « l’ultime accord » de paix entre Israël et les Palestiniens et que les parties en lice pourraient avoir des difficultés à lui résister.

« Cela sera très difficile pour les parties de la région, après ces premières interactions positives, de lui dire non. Il a établi des relations amicales et chaque partie veut en faire davantage pour approfondir ces relations positives », a dit Shapiro.

L’ancien ambassadeur en Israël expliquera pourquoi le temps de la relance du processus de paix pourrait bien être arrivé lors d’une interview en public avec le rédacteur en chef du David Horovitz, qui aura lieu en direct sur la scène de la cinémathèque de Jérusalem le dimanche 2 juillet. (Les billets sont disponibles ICI.)

Shapiro a occupé le poste d’ambassadeur sous l’administration Obama de 2011 à 2017, période pendant laquelle deux guerres ont opposé l’Etat juif à la bande de Gaza et également marquée par la mission de paix – qui a finalement échoué – dirigée par l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry.

Il a été le porte-parole de Washington alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu accueillait le candidat à la présidentielle Mitt Romney en amont des élections de 2012 et lorsque Netanyahu a prononcé son fameux discours au Congrès en 2015, pour tenter de bloquer l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Il a également aidé fortement à orienter l’accord d’assistance israélo-américain de 38 milliards de dollars sur dix ans qui avait fait date en 2016, la plus grande aide jamais apportée de toute l’histoire des Etats-Unis.

Au mois de janvier, Shapiro et sa famille ont quitté l’ambassade de Tel Aviv et la vaste demeure qui leur avait été attribuée et qu’ils occupaient, perchée sur le front de mer de Herzliya, après que Trump a ordonné à tous les ambassadeurs politiquement nommés de quitter leurs fonctions.

Julie Fisher, Dan Shapiro et leurs filles fêtent la victoire des Chicago Cubs durant les Wold Series au mois de novembre 2016. (Autorisation)
Julie Fisher, Dan Shapiro et leurs filles fêtent la victoire des Chicago Cubs durant les Wold Series au mois de novembre 2016. (Autorisation)

Mais au lieu de retourner chez eux, aux Etats-Unis, Shapiro et son épouse, Julie Fisher, ont décidé de rester de manière à ce que leurs trois filles puissent terminer l’école. Ils ont prévu de rester par ailleurs encore un an de plus.

« Etre ambassadeur en Israël a été un travail que j’ai adoré et notre famille a aimé et apprécié à sa juste valeur cette expérience et cet honneur qui nous a été donné de représenter notre pays dans un pays que nous aimons », a-t-il expliqué. « Nous avons toujours adoré vivre en Israël la vie d’une famille normale dans la mesure où nous le pouvions et aujourd’hui, il nous est vraiment possible de le faire. Aujourd’hui, nous avons plus de capacités à vivre comme n’importe quelle autre famille, il y a plus de spontanéité, un peu plus d’intimité et nous profitons énormément de ce temps que nous passons ici ».

L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël Dan Shapiro (eu centre) observe les projets présentés au symposium Gaïa, le 25 février 2016. (Crédit : Amir Ezer)
L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël Dan Shapiro (eu centre) observe les projets présentés au symposium Gaïa, le 25 février 2016. (Crédit : Amir Ezer)

Shapiro, ancien enseignant au sein de l’école de services diplomatiques de l’université de Georgetown, est maintenant membre de l’Institut d’études sécuritaires nationales à l’université de Tel Aviv. Ses commentaires sur la diplomatie actuelle au Moyen Orient apparaissent régulièrement dans The Atlantic et dans le magazine Foreign Policy.

Dès qu’il a abandonné son rôle officiel, Shapiro a abandonné une partie de sa neutralité diplomatique, émettant sur Twitter de vives critiques à l’égard de Trump.

Répondant à l’information que Trump avait accompli 10 % de son mandat, Shapiro a tweeté : « Oh mon Dieu, je suis tellement las ».

Il a accusé l’administration d’avoir opté pour une « approche au hachoir » dans la gestion du département d’Etat.

Et il a soupesé la crise en cours dans le Golfe et ce que l’isolement du Qatar pourrait signifier pour les 10 000 soldats américains stationnés là-bas.

Mais tandis qu’il doute du style et de la stratégie de la nouvelle administration, il applaudit « l’opportunité qui a été créée pour des progrès sur le front de la paix israélo-palestinienne et grâce à cette dynamique plus large née des premières rencontres et incursions du président Trump dans la région. Cela a créé pour lui l’influence nécessaire pour qu’il pose ses propres idées sur la table ».

Shapiro surveille étroitement les développements en Libye et le danger posé par l’influence croissante de l’Iran.

« En Syrie, les nouvelles complications sont dans un premier temps le résultat de la réussite de la campagne menée pour contrer l’Etat islamique parce qu’alors que l’EI se noie et que les territoires qu’il contrôle vacillent, il y a dorénavant une course pour se saisir des zones vacantes », a-t-il estimé.

« Cela pose de graves questions sur la planification ou le développement potentiel par l’administration de sa propre stratégie et de ce que l’état tente ultimement de réaliser, quelles ressources, notamment les troupes, il est prêt à engager, combien de temps cette campagne va continuer et quelle sera notre stratégie de sortie », a déclaré Shapiro.

Horovitz interrogera Shapiro sur son point de vue unique en ce qui concerne les défis qu’Israël et les Etats-Unis sont amenés à affronter au Moyen Orient, l’avenir des relations américano-israéliennes et sur encore beaucoup, beaucoup d’autres sujets.

Rejoignez-nous à l’occasion d’une nouvelle soirée inoubliable le dimanche 2 juillet à la cinémathèque de Jérusalem. Le nombre de places étant limité, réservez dès maintenant la vôtre.

Dimanche 2 juillet : DAN SHAPIRO
Interviewé par David Horovitz

20 heures à la Cinémathèque de Jérusalem
Billets 50 shekels ICI
(60 shekels sur place, uniquement en liquide)
En partenariat avec Nefesh BNefesh

Pour connaître les détails de tous nos événements à venir, rejoignez notre liste de mailing avec le mot « inscrire » à l’adresse events@timesofisrael.com

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...