Des bombardements israéliens présumés en Syrie font neuf morts
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Des bombardements israéliens présumés en Syrie font neuf morts

Un groupe de veille indique que quatre Syriens auraient perdu la vie ; des dépôts d'armes ont été touchés et la zone aurait déjà été ciblée par l'armée par le passé

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des frappes israéliennes ont pris pour cible une structure contenant des armes dans le secteur de Masyaf, dans le nord de la Syrie, jeudi soir – tuant neuf personnes et entraînant des dégâts massifs, selon des informations en provenance de Syrie.

Selon des informations issues de l’agence de presse officielle syrienne, SANA, les défenses aériennes du pays se sont activées.

Le groupe de veille de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a fait savoir qu’au moins neuf personnes avaient été tuées dans cette frappe et que le bilan devrait encore augmenter. Selon l’Observatoire, quatre des personnes tuées étaient des ressortissants syriens et cinq étaient de nationalité inconnue.

Des images, partagées sur les réseaux sociaux, ont montré des missiles antiaériens lancés dans le ciel, ainsi que des flammes, sur le terrain, apparemment causées par les bombes.

Israel n’a pour le moment pas commenté ces informations.

Les analystes de la guerre syrienne ont identifié les cibles de l’opération – sur la base des clichés et des vidéos disponibles – comme étant le centre d’Etudes et de recherches scientifiques de Syrie, qui est également connu sous le nom de CERS, un laboratoire de défense associé à la fabrication d’armes chimiques et de missiles avancés, qui aurait également été bombardé par Israël au mois de juillet 2018.

Israël a averti de manière répété que l’Iran et ses groupes mandataires – et en particulier le groupe terroriste du Hezbollah – étaient en train de développer des missiles de précision – ce que l’Etat juif considère comme l’une des menaces stratégiques majeures qu’il doit affronter.

Le secteur général situé aux alentours de Masyaf, une zone où se trouveraient précisément de nombreux Iraniens, aurait été prise pour cible par l’Etat juif à de multiples reprises dans le passé.

La structure de Masyaf est située à seulement quelques kilomètres d’un système de batteries anti-aériennes syrien de type S-300 et d’un autre système russe, plus avancé, de type S-400. Ils n’auraient pas été utilisés pour repousser l’attaque.

Les médias libanais ont fait savoir qu’avant l’attaque, les avions israéliens avaient été remarqués en train de survoler le Liban. SANA a expliqué que les missiles ayant frappé la structure de Masyaf venaient de l’espace aérien libanais.

Cette attaque israélienne présumée de jeudi soir a eu lieu quelques jours après qu’une frappe aérienne, dans l’Est de la Syrie, a été attribuée à Israël. Elle aurait fait cinq morts, des combattants non-syriens soutenus par l’Iran.

Ce raid avait pris pour cible trois véhicules militaires appartenant à des combattants paramilitaires soutenus par l’Iran à proximité de la frontière iranienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Le dirigeant du groupe de veille, Rabdul Rahman, avait noté que « Israël en est probablement responsable ».

L’Etat juif a effectué des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, prenant pour cible des troupes gouvernementales, des forces iraniennes armées et des combattants issus des rangs du groupe terroriste libanais chiite du Hezbollah.

Israël ne commente pas les raids aériens spécifiques menés par le pays mais reconnaît toutefois lancer des attaques sur le territoire syrien contre les forces iraniennes et les groupes mandataires iraniens.

L’AFP a contribué à cet article.

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