Des chercheurs israéliens auraient percé le mystère des croix du Saint-Sépulcre
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Des chercheurs israéliens auraient percé le mystère des croix du Saint-Sépulcre

Les archéologues s’interrogent depuis longtemps sur l’origine des inscriptions sur les murs de l'ancienne église de la Vieille Ville; la technologie pourrait apporter des réponses

Amit Reem, de l'Autorité israélienne des Antiquités, examine des croix gravées dans un mur de l'Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. (Capture d'écran vidéo)
Amit Reem, de l'Autorité israélienne des Antiquités, examine des croix gravées dans un mur de l'Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. (Capture d'écran vidéo)

Les archéologues de l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA) pensent avoir résolu un vieux mystère dans l’église la plus sacrée du christianisme.

L’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, située à l’endroit où Jésus aurait été crucifié, présente une multitude de croix gravées sur ses murs.

Les chercheurs ne savent pas vraiment comment elles sont arrivées là, même si on a longtemps pensé que les pèlerins les avaient peut-être gravées dans la pierre, comme on pourrait graver son nom sur un arbre, pour dire « j’étais là, j’ai vu ».

« Ce phénomène unique nous a toujours déconcertés », a déclaré à Reuters Amit Reem, le chef du district de Jérusalem de l’IAA. « Est-ce que ce sont des graffitis de pèlerins, ou quelque chose d’autre ? »

Les travaux de rénovation de l’église ont permis aux archéologues d’examiner enfin les inscriptions de façon plus minutieuse, en utilisant l’imagerie 3D et des moyens numériques pour les comparer et les dater.

Ils ont réalisé que les milliers de symboles religieux avaient tous été créés par un nombre limité de personnes et ont développé une nouvelle théorie.

L’Église du Saint-Sépulcre le 10 mars 2020. (Crédit : Jacob Magid / Times of Israel)

« Nous pouvons voir que toutes [les croix] ont la même profondeur et le même poinçon du maçon », a-t-il dit. « Peut-être que deux ou trois artistes ont gravé ces croix à la main », a déclaré Reem. « Ce ne sont donc pas des graffiti, c’est quelque chose de plus élaboré. »

Il a suggéré que c’était une coutume de pèlerins de payer des maçons pour faire des gravures.

Des croix sont gravées dans un mur de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. (Capture d’écran vidéo)

« Imaginez que vous êtes un pèlerin arménien, vous donnez un peu d’argent au prêtre, vous payez un artiste particulier, pour qu’il sculpte pour vous, pour le salut de votre âme et des âmes de vos proches, une croix spéciale dans l’espace le plus sacré du christianisme sur terre », explique Reem.

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