Des roquettes du Hezbollah touchent le nord du pays ; Tsahal élimine des terroristes au Liban
Des habitations ont été touchées à Metula et à Safed, mais personne n'a été blessé ; des soldats opérant de l'autre côté de la frontière ont échangé des tirs avec des terroristes
Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le Hezbollah a tiré samedi plusieurs roquettes sur le nord d’Israël, endommageant plusieurs bâtiments et infrastructures, tandis que l’armée de l’air israélienne a frappé des cibles appartenant au groupe terroriste chiite libanais et que des soldats qui menaient des opérations dans le sud du Liban ont abattu des terroristes armés lors d’échanges de tirs.
Une salve d’une dizaine de roquettes a été tirée vers le nord vers midi ; l’une d’elles a touché une maison de la ville de Metula, dans le nord du pays, entraînant des dégâts.
Les Services d’incendie et de secours ont indiqué qu’il n’y avait pas eu de blessés.
Les sirènes ont ensuite retenti dans la ville de Safed, dans le nord, ainsi que dans plusieurs localités de Galilée et sur le plateau du Golan.
Des sirènes avertissant d’un tir de roquettes et d’une infiltration présumée de drones ont également été activées dans plusieurs villes de la Haute Galilée et d’Etzba HaGalil – la péninsule de Galilée.
Une roquette a frappé Safed, occasionnant de légers dégâts à une route et à des bâtiments voisins.
Aucun blessé n’a été signalé.
L’armée israélienne a indiqué que ses soldats avaient éliminé plusieurs terroristes du Hezbollah lors d’échanges de tirs dans le sud du Liban, sans faire état de blessés parmi les troupes de Tsahal.
Selon l’armée, dans la nuit, des soldats de la Brigade Givati ont repéré plusieurs terroristes armés du Hezbollah lors d’opérations terrestres.
Les soldats ont échangé des tirs avec l’un des terroristes, le tuant. Les troupes de la Brigade Givati ont ensuite guidé un drone de l’armée de l’air israélienne, qui a frappé plusieurs autres terroristes armés qui avaient ouvert le feu sur les militaires.
הירי למטולה: נזק נגרם לבניין, ללא נפגעים | תיעוד@rubih67 pic.twitter.com/L8rZZYpP2d
— כאן חדשות (@kann_news) March 21, 2026
Peu après, trois autres terroristes ont été éliminés par des tirs de chars, a indiqué l’armée.
Tsahal a déclaré que l’armée de l’air avait également frappé des centres de commandement du Hezbollah à Beyrouth pendant la nuit.
L’un de ces sites appartenait à la division du renseignement du groupe terroriste chiite libanais et l’autre à son unité de défense aérienne, selon l’armée israélienne.
Ces frappes ont été lancées après que l’armée a réitéré son avertissement d’évacuation concernant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
A Hezbollah rocket struck the northern city of Safed a short while ago, causing slight damage to a road and nearby buildings.
No injuries are reported, rescue services say. pic.twitter.com/eIjGTdhD5P
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) March 21, 2026
Les médias d’État libanais ont également indiqué qu’une frappe aérienne israélienne avait touché une maison dans une ville du sud tôt samedi matin, faisant un mort et deux blessés.
« Des avions de combat israéliens ont frappé à l’aube une maison dans la ville de Ghandouriyeh… faisant un martyr et deux blessés qui ont été extraits des décombres », a déclaré l’Agence nationale d’information officielle.
Le ministère libanais de la Santé a déclaré que les attaques israéliennes avaient fait plus de 1 000 morts depuis le début de la guerre et déplacé plus d’un million de personnes. Ce bilan ne fait pas de distinction entre terroristes et civils.
Vendredi, l’ambassadeur américain au Liban a salué la proposition du président libanais d’entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin aux derniers combats entre Tsahal et le Hezbollah, alors que le groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran poursuivait ses attaques dans le nord.
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël, le 2 mars, pour venger l’élimination du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
« Nous comprenons l’importance de cette question pour le président et l’importance de sa responsabilité dans la décision finale de rencontrer les Israéliens, car les problèmes ne se résolvent pas sans dialogue », a déclaré Michel Issa aux journalistes.
« Chaque partie a son point de vue sur la manière dont les rencontres doivent débuter », a-t-il ajouté, précisant toutefois qu’il pensait qu’Israël « n’avait pas encore décidé de cesser » de frapper le Liban.
« Cela signifie que le Liban doit décider s’il peut rencontrer les Israéliens dans ce contexte », a-t-il déclaré.
Jeudi, le président français Emmanuel Macron, qui s’est entretenu avec les dirigeants libanais la semaine dernière, a exprimé l’espoir qu’Israël accepte des pourparlers directs avec Beyrouth et il a proposé d’accueillir ces discussions à Paris.
Par ailleurs, le Hezbollah a mené vendredi des salves de roquettes sporadiques et des attaques de drones contre le nord d’Israël, sans qu’aucun blessé ni dégât majeur n’ait été signalé.
Tsahal a déclaré vendredi avoir tué plus de 570 terroristes du Hezbollah, dont 220 membres de la Force Radwan, l’unité d’élite du groupe terroriste chiite libanais, depuis l’escalade des hostilités dans le cadre de la guerre contre le régime iranien.
Plus de 2 000 cibles du Hezbollah au Liban ont également été frappées au cours des trois dernières semaines, dont 120 centres de commandement, 100 dépôts d’armes et 130 rampes de lancement de missiles, selon l’armée israélienne.







