Des tombes du carré juif de Noisy le Sec dégradée, une plainte déposée
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Des tombes du carré juif de Noisy le Sec dégradée, une plainte déposée

Une jeune femme qui aurait l'habitude d'errer dans le cimetière, selon le BNVCA, est soupçonnée

Un membre de la communauté juive devant les pierres tombales brisées après la profanation de quelque 250 tombes, suite à  une cérémonie au cimetière juif de Sarre-Union, à l'est de la France, le 17 février 2015. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)
Un membre de la communauté juive devant les pierres tombales brisées après la profanation de quelque 250 tombes, suite à une cérémonie au cimetière juif de Sarre-Union, à l'est de la France, le 17 février 2015. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)

Huit tombes du carré juif du cimetière de Noisy le sec ont été profanées, s’alarme le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) dans un communiqué, qui fait état de « dégradations légères ».

« Selon nos informations une jeune femme d’origine africaine âgée de 16 à 20 ans, qui a l’habitude d’errer dans le cimetière pourrait être suspectée » ajoute le BNVCA, qui appelle la police à « interpeller l’auteur de cet acte infâme et déceler son mobile ».

Une plainte a été déposée au tribunal de Bobigny.

Le dernier procès important pour dégradations de tombes juives en France a eu lieu en septembre 2017 en Alsace.

Le 15 septembre 2017, cinq jeunes hommes ont été condamnés à Saverne, dans le Bas-Rhin, à des peines de huit à 18 mois de prison avec sursis pour avoir saccagé, alors qu’ils étaient encore adolescents, quelque 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union en février 2015.

Les jeunes hommes ont comparu pour profanations et dégradations de sépultures « en raison de l’appartenance des personnes décédées à une religion déterminée », en l’occurrence le judaïsme.

Des centaines de stèles avaient été renversées, certains tombeaux avaient été ouverts, et les profanateurs avaient uriné sur certaines sépultures.

En France, chaque profanation de cimetière juif renvoie à l’émotion ressentie lors la profanation du cimetière juif de Carpentras en mai 1990, par quatre néo-nazis qui avait créé un grand mouvement d’indignation nationale.

Sous le choc environ 200 000 personnes (selon les organisateurs), dont François Mitterrand – alors premier chef de l’Etat depuis la Libération à participer à une manifestation de rue – participent à la marche de protestation à Paris. Des manifestations sont organisées dans de nombreuses autres villes.

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