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Du pétrole s’échappe d’un navire de guerre amarré dans la mer Rouge près d’Eilat

Les autorités enquêtent mais affirment que le défaut qui a provoqué la fuite a été réparé ; un groupe environnemental exhorte Tsahal à adopter de sérieuses réformes écologiques

Un navire de la marine israélienne opère au large de la côte d'Eilat après une marée noire, le 14 octobre 2021. (Crédit : Eli Warburg et Oz Goren/Ministère de la protection de l'environnement)
Un navire de la marine israélienne opère au large de la côte d'Eilat après une marée noire, le 14 octobre 2021. (Crédit : Eli Warburg et Oz Goren/Ministère de la protection de l'environnement)

Des dizaines de litres de fluide hydraulique se sont écoulés dans la mer Rouge à partir d’un navire amarré à une base de la marine israélienne au large de la côte d’Eilat, dans la mer Rouge, jeudi.

La marine travaille avec le ministère de la Protection de l’Environnement pour bloquer la propagation de l’huile, qui s’est étendue au-delà des limites de la base, ont déclaré les autorités.

La cause de la fuite de pétrole du navire porte-missiles n’a pas été précisée dans l’immédiat. Le ministère a annoncé qu’il ouvrait une enquête sur cette affaire.

Il avait initialement déclaré que des centaines de litres de pétrole s’étaient échappés du navire, mais a ensuite actualisé cette quantité à « plusieurs dizaines de litres ». Il a également déclaré que la cause de la fuite avait été traitée, sans fournir de détails.

L’incident de jeudi fait suite à un autre déversement de pétrole qui a eu lieu sur la même base navale d’Eilat plus tôt cette année, et qui fait toujours l’objet d’une enquête.

Tsahal n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur cette affaire.

Maya Yaakovs, qui dirige l’association environnementale Zalul, a appelé à « une réforme environnementale complète au sein de Tsahal, qui est l’un des plus grands pollueurs du pays ».

« Tant que les lois pour la prévention de la pollution environnementale ne seront pas prises au sérieux, et que des mesures d’application et des sanctions significatives ne seront pas appliquées, nous verrons de plus en plus de violations dans des secteurs » sensibles, telles que le récif corallien d’Eilat, a déclaré Yaakovs.

« A l’ère des crises climatiques, il est temps pour les pollueurs de toutes sortes, d’intérioriser que les temps ont changé et que la nature ne doit pas continuer à être polluée. »

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