Égypte: la résolution de la question palestinienne est essentielle pour faire progresser le projet IMEC
Le projet du Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC) est considéré comme l'alternative américaine à l'initiative chinoise des "nouvelles routes de la soie"

Pour le ministre égyptien des Affaires étrangères, la résolution de la question palestinienne est essentielle pour faire avancer le projet de transport soutenu par les États-Unis visant à relier l’Inde à l’Europe via le Moyen-Orient, par voie maritime et ferroviaire.
Annoncé en marge d’un sommet des dirigeants du Groupe des 20 principales économies en septembre 2023, ce projet, connu sous le nom de Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC) est considéré comme une alternative américaine à l’initiative chinoise « One Belt One Road » (« nouvelles routes de la soie ») en matière d’infrastructures mondiales.
Mais la guerre a éclaté un mois après l’annonce du projet, dans le sillage de l’attaque contre Israël perpétrée le 7 octobre 2023 par le groupe terroriste palestinien du Hamas.
« Nous devons garder à l’esprit que la capacité de connexion est très importante dans le cadre d’un règlement définitif de la question palestinienne », a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, aux journalistes lors d’une visite à New Delhi.
Il a rapporté avoir évoqué la question de l’IMEC lors de pourparlers avec son homologue indien. L’Égypte est disposée à participer au projet, a-t-il ajouté.
Le corridor devrait s’étendre d’Inde aux Émirats arabes unis en passant par la mer d’Oman et l’Arabie saoudite, puis rejoindre l’Europe via la Jordanie et Israël. L’an dernier, l’Inde et les Émirats arabes unis ont signé un accord-cadre pour le projet.
« L’IMEC est un projet important. Mais nous devons bien comprendre la portée de l’expérience de ces deux dernières années : toute escalade ou aggravation de la situation peut nuire à la coopération et à la connexion », a expliqué Abdelatty aux journalistes.
L’Égypte a subi une perte de plus de 9 milliards de dollars depuis que le groupe armé des Houthis, aligné sur l’Iran, a lancé ses attaques visant des navires dans la mer Rouge – des attaques que le groupe affirme avoir menées pour marquer leur solidarité avec les Palestiniens.
« Nous payons le prix fort », a-t-il poursuivi. « Avant, tous les jours, au moins 75 navires traversaient le canal de Suez dans les deux sens. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 25, voire 50 au maximum. Soit une baisse d’au moins 60 %. »
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.







