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Eisenkot : « Je ne boycotte pas Netanyahu, mais je pense qu’il doit démissionner »

"Il doit être remplacé, nous devons créer une alternative gouvernementale", a dit l'ancien chef d'état-major. "Je ne le boycotte pas, mais je pense qu'il doit démissionner".

Le député Gadi Eisenkot tenant une conférence de presse après avoir annoncé sa démission de la Knesset et son départ du parti HaMahane HaMamlahti, à Tel Aviv, le 1ᵉʳ juillet 2025. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Le député Gadi Eisenkot tenant une conférence de presse après avoir annoncé sa démission de la Knesset et son départ du parti HaMahane HaMamlahti, à Tel Aviv, le 1ᵉʳ juillet 2025. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot n’a pas totalement exclu de coopérer avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu après les prochaines élections, même s’il a estimé mercredi que ce dernier devait être remplacé.

Au micro de la station de radio Radio 103FM, l’ancien numéro 2 du parti Kakhol lavan, qui a récemment formé une nouvelle plateforme politique, a indiqué que « tous ceux qui étaient en fonction le 7-Octobre doivent quitter leur poste ».

Alors qu’il lui était demandé ce qu’il ferait si Netanyahu était réélu, il a répondu : « Si le public l’élit, nous discuterons à nouveau. Il doit être remplacé, nous devons créer une alternative gouvernementale. Je ne le boycotte pas, mais je pense qu’il doit démissionner ».

Eisenkot fait partie du « bloc du changement », une alliance de partis de droite, du centre et de gauche qui cherchent à évincer Netanyahu et sa coalition d’extrême droite, et qui s’efforcent de créer un mécanisme visant à coordonner leurs efforts.

Après avoir quitté Kakhol lavan cet été, Eisenkot a rejeté les informations qui, dans les médias, ont fait état de profondes divergences idéologiques avec le président du parti, Benny Gantz, notamment sur la question d’un possible boycott de Netanyahu.

Gantz n’a pas explicitement dit qu’il n’accepterait pas de siéger dans un gouvernement placé sous la direction de Netanyahu et, au mois d’août dernier, il a proposé de former ce qu’il a appelé un « gouvernement de libération des otages qui prônera l’égalité dans le fardeau du service militaire » – avec un mandat clairement établi de six mois qui œuvrerait à la remise en liberté des captifs détenus à Gaza et à l’adoption d’un projet de loi sur la conscription militaire des Haredim, après quoi le pays se dirigerait vers des élections.

Netanyahu n’a pas apporté de réponse publique.

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