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France : Le témoignage de Marie Vaislic, l’une des dernières survivantes de la Shoah

Dans "Il n'y aura bientôt plus personne", la femme de 93 ans narre son histoire et l'horreur qu'elle a vécue et lance un appel contre l'oubli et l’antisémitisme

Marie Vaislic-Rafalovitch raconte son histoire dans un témoignage poignant, "Il n’y aura bientôt plus personne, aux Editions Grasset. (Crédit : Autorisation)
Marie Vaislic-Rafalovitch raconte son histoire dans un témoignage poignant, "Il n’y aura bientôt plus personne, aux Editions Grasset. (Crédit : Autorisation)

Marie Vaislic (née Rafalovitch), 93 ans, l’une des dernières survivantes de la Shoah, a publié ce mois-ci le livre Il n’y aura bientôt plus personne (Grasset), dans lequel elle narre son expérience.

Arrêtée à Toulouse à l’âge de 14 ans le 25 juillet 1944, trois semaines avant la libération de la ville, elle ne connaît presque rien des origines de sa famille, et sa déportation lui apprend qu’elle est Juive.

Elle a été arrêtée sans ses parents ni son frère : elle est la seule adolescente livrée à elle-même dans un convoi de mères et d’enfants déporté vers l’horreur de Ravensbrück, puis Bergen-Belsen, encore pire. « Quand je suis arrivée à Bergen-Belsen, Ravensbrück m’est apparu comme une sorte de paradis », dit-elle.

Au sein du camp, elle a découvert les humiliations, l’épuisement, les expériences menées sur le corps des déportées, la mise à mort pour un regard ou pour un geste. Les Anglais libéreront le camp en avril 1945. « Si j’étais restée trois ou quatre jours de plus, je n’aurais pas survécu », dit-elle.

À son retour, comme bien d’autres, elle se tait. Personne ne songe à écouter les rescapés juifs, alors qu’est largement célébré le récit d’une prétendue résistance nationale. Pèse aussi le poids d’avoir survécu quand tant d’autres sont morts, dont la quasi-totalité des familles polonaises de ses deux parents.

Marie commence à témoigner, avec son mari, des années plus tard, en allant dans les écoles à la rencontre des élèves. « Elle sait désormais qu’il est impossible de dire, et impossible de se taire », indique la quatrième de couverture de son livre.

Témoignage contre l’oubli, il s’agit aussi de lutter contre la recrudescence de l’antisémitisme, quelques mois après les massacres dans le sud d’Israël.

« Je ne croyais pas revivre cela, je pensais que c’était terminé. On ne s’attaque pas à des bébés, des femmes : les terroristes du Hamas ont fait comme les nazis. Où sommes-nous ? Nous avançons vers quoi ? Va-t-on en finir avec l’antisémitisme, avec cette manière d’accabler les Juifs de tous les maux ? C’est partout, et pas seulement en France », a-t-elle déclaré au Point.

Grasset a publié un extrait du livre, écrit avec la journaliste Marion Cocquet.

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