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GB: Des cinémas gérés par un Israélien annulent un film sur sur la fille de Mahomet

Des manifestants se sont rassemblés devant les cinémas de la chaîne Cineworld, entraînant des inquiétudes sécuritaires ; le film est très critiqué par les groupes islamiques

Photo d'illustration : Un cinéma Cineworld à Londres, le 5 octobre 2020. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)
Photo d'illustration : Un cinéma Cineworld à Londres, le 5 octobre 2020. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)

Cineworld, une chaîne britannique de cinéma dirigée par un Israélien, a décidé de ne plus projeter le film controversé sur la fille du prophète Mahomet dans ses salles après des manifestations devant ses enseignes, a fait savoir la BBC, mercredi.

La chaîne a pris cette décision « pour garantir la sécurité de nos employés et de nos clients », a ajouté la chaîne de télévision.

Ce sont plus de 120 000 personnes qui ont signé une pétition demandant le retrait de « The Lady of Heaven » des cinémas britanniques. Des manifestations qui ont réuni jusqu’à 200 personnes ont été signalées devant les salles de Cineworld à Bolton et à Birmingham, dimanche.

La chaîne est dirigée par un Israélien, Mooky Greidinger qui, aux côtés de son frère, Israel, détient 29 % de l’entreprise.

Le Conseil des mosquées de Bolton en particulier a condamné le film, évoquant un « blasphème » et disant qu’il « présente sous un faux jour le narratif orthodoxe historique, manquant de respect aux personnalités les plus estimées de l’Histoire islamique ».

Le producteur du film, Malik Shlibak, a indiqué être heureux que chacun puisse exprimer son opinion mais que les cinémas devaient « se défendre et défendre leur droit à montrer les films que les gens veulent voir ».

« Je pense que les cinémas cèdent face aux pressions et qu’ils prennent ces décisions pour apaiser les choses », a dit Shlibak à The Guardian.

Le film, dont la première a eu lieu au Royaume-Uni en date du 3 juin, raconte l’histoire de Fatima, la fille du prophète Mahomet. Certains critiques affirment que la seule mention du prophète est une insulte faite à l’Islam.

Le site internet du film note que les personnalités sacrées ne sont pas incarnées par des acteurs mais qu’elles sont dépeintes sous la forme d’effets spéciaux et de techniques d’éclairage, la représentation des personnalités sacrées étant interdites dans l’Islam.

Le long-métrage a néanmoins été lourdement critiqué au vu de son intrigue et de ses portraits de personnalités sacrées, et en particulier de Fatima et d’Aïcha, l’épouse de Mahomet.

L’organisation islamique spécialisée dans les médias au Royaume-Uni, 5Pillars, a indiqué que le film représentait « plus de deux heures de narratif sectaire chiite le plus extrême ».

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