Herzog: le mandat d’arrêt de la CPI contre Netanyahu, une « récompense au terrorisme »
Le président israélien s'est entretenu avec la présidente de l'Assemblée générale de l'ONU Annalena Baerbock à Davos, plaidant pour la révocation des sanctions imposées par la CPI

Mardi, lors d’une réunion avec la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, en Suisse, avant le début du sommet, le président Isaac Herzog a condamné l’exclusion du Premier ministre Benjamin Netanyahu du Forum économique mondial de Davos (WEF), la qualifiant de « récompense pour le terrorisme ».
« Il est inacceptable que de honteuses politiques internationales, utilisées à plusieurs reprises contre l’État d’Israël, soient employées par des instances juridiques internationales pour empêcher des hauts responsables israéliens, issus de l’unique démocratie du Moyen-Orient, de participer au [sommet], une conférence qui vise à façonner l’avenir du monde et du Moyen-Orient », a déclaré Herzog lors de la réunion, selon un communiqué de son cabinet.
Netanyahu, qui a participé au forum ces dernières années, est actuellement empêché de se rendre dans les États membres de la Cour pénale internationale en raison des mandats d’arrêt émis par la Cour à son encontre ainsi qu’à l’encontre de l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, pour des allégations de crimes de guerre commis lors du conflit avec le Hamas à Gaza.
« Empêcher [Netanyahu], ou d’ailleurs [Gallant], de participer à un forum mondial dont l’objectif est de façonner l’avenir du Moyen-Orient par de tels moyens juridiques revient à récompenser le terrorisme », a affirmé Herzog dans le communiqué, ajoutant qu’il a l’intention de soulever la question de « l’exclusion des hauts responsables israéliens des forums internationaux, ainsi que la révocation des sanctions imposées par la Cour pénale internationale » à l’occasion du sommet.
« Israël ne se bat pas seulement pour protéger son peuple. Il est en première ligne pour défendre l’ensemble du monde libre contre l’empire du mal du régime iranien et de ses ‘proxys’ terroristes », a poursuivi Herzog, décrivant comme « essentiel » le fait que la communauté internationale et les nations européennes « prennent les mesures nécessaires pour mettre rapidement fin à cet épisode honteux de sanctions illégitimes ».







