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Iran: la fille de l’ex-président Rafsandjani inculpée pour des propos polémiques

Faezeh Hachémi avait notamment déclaré que l'épouse de Mahomet "était une femme d'affaires", ce qui montrerait que selon l'islam, "les femmes peuvent exercer une activité économique"

Sur cette photo d'archives du 18 février 2016, Faezeh Hashemi, fille de l'ancien président iranien Akbar Hashemi-Rafsanjani, assiste à un meeting de campagne des réformateurs pour les prochaines élections législatives à la salle Hejab, dans la capitale Téhéran. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Sur cette photo d'archives du 18 février 2016, Faezeh Hashemi, fille de l'ancien président iranien Akbar Hashemi-Rafsanjani, assiste à un meeting de campagne des réformateurs pour les prochaines élections législatives à la salle Hejab, dans la capitale Téhéran. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

La fille de l’ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a été inculpée d’activités de propagande contre le pays et de blasphème, a annoncé dimanche la justice.

En mai, le site de l’Autorité judiciaire, Mizan Online avait annoncé la convocation par le procureur de Faezeh Hachémi, 59 ans, pour ses commentaires sur les réseaux sociaux sur les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, et le prophète Mahomet.

Mme Hachémi avait été arrêtée et condamnée à six mois de prison fin 2012 pour « propagande » contre la République islamique.

« L’acte d’accusation a été transféré au tribunal, où elle a été inculpée d’activités de propagande contre le système de la République islamique d’Iran et de blasphème », a déclaré le procureur de la République de Téhéran, Ali Salehi, cité par Mizan Online.

Mme Hachémi, ex-députée et militante des droits des femmes, avait soutenu à la mi-avril que la demande de Téhéran de retirer les Gardiens de la révolution de la liste noire américaine des organisations terroristes était « nuisible aux intérêts nationaux ».

La suppression de la désignation terroriste pour les Gardiens est une demande clé de Téhéran dans les négociations pour relancer l’accord sur son programme nucléaire avec les grandes puissances.

L’ancien président iranien Akbar Hashemi Rafsanjani, au ministère de l’Intérieur à Téhéran, le 21 décembre 2015. (Crédit : AFP / ATTA KENARE)

Mme Hachémi avait également déclaré dans une vidéo que l’épouse du prophète Mahomet, Khadija, « était une femme d’affaires », ce qui montrerait que selon l’islam, « les femmes peuvent également exercer une activité économique comme les hommes ».

Le Prophète « a ensuite gaspillé l’argent de son épouse », avait-elle ajouté en souriant.

Selon l’agence officielle Irna, elle s’est excusé le 23 avril, indiquant qu’elle « plaisantait (…) sans avoir l’intention d’insulter ».

Son père, Akbar Hachémi Rafsandjani, président entre 1989 et 1997, était un modéré qui préconisait l’amélioration des liens avec l’Occident et les États-Unis.

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