Iran: un ancien des Gardiens de la Révolution nommé chef de la plus haute instance de sécurité
Mohammad Bagher Zolghadr a formellement été nommé par le président Massoud Pezeshkian, mais le directeur adjoint de la communication du président a écrit sur X que la décision avait été approuvée par Mojtaba Khamenei
L’Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, a rapporté mardi la télévision d’Etat.
Ali Larijani, pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité jusqu’à sa mort la semaine dernière lors de frappes israéliennes à Téhéran.
Mohammad Bagher Zolghadr, qui a également occupé des postes de haut rang aux ministères de l’Intérieur et de la Justice, est un ancien commandant adjoint des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne dont l’objectif déclaré est de protéger la Révolution islamique contre les menaces internes et externes.
Il a occupé ce poste pendant huit ans, après avoir servi pendant la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988).
Il a aussi dirigé pendant huit ans l’état-major interarmées des Gardiens.
En 2005, il a été nommé vice-ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité et de la police dans le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad, une décision qui avait été perçue comme un renforcement de l’influence des Gardiens dans la sphère politique.
Depuis 2023, il était secrétaire du Conseil de discernement, une institution qui s’apparente au Conseil d’Etat français.
Son nouveau poste devrait lui conférer un rôle majeur dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël, après la mort de plus d’une dizaine de hauts responsables de sécurité.
Mais les structures actuelles du pouvoir à Téhéran restent floues après la mort de l’ancien guide suprême, Ali Khamenei, tandis que son successeur et fils, Mojtaba, blessé, n’est toujours pas apparu en public.
Mohammad Bagher Zolghadr a formellement été nommé par le président Massoud Pezeshkian, mais le directeur adjoint de la communication du président a écrit sur X que la décision avait été approuvée par Mojtaba Khamenei.








