Knesset : La coalition fait échouer le financement des écoles face à la pandémie
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Knesset : La coalition fait échouer le financement des écoles face à la pandémie

Le projet de loi n'a pas obtenu la majorité, les députés étant en vacances d'été, ce qui signifie que l'argent pour le système éducatif ne sera versé qu'après la rentrée scolaire

Des élèves israéliens portent des masques de protection lors de leur retour à l'école pour la première fois depuis l'apparition du coronavirus, le 3 mai 2020, à Jérusalem. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Des élèves israéliens portent des masques de protection lors de leur retour à l'école pour la première fois depuis l'apparition du coronavirus, le 3 mai 2020, à Jérusalem. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La législation visant à accorder un financement aux écoles pour faire face à la pandémie n’a pas atteint le vote prévu à la Knesset mercredi soir, après que la coalition n’est pas parvenue à réunir suffisamment de députés pour soutenir le projet de loi à la veille d’une semaine de vacances d’été.

Le vote sera désormais reporté après la rentrée scolaire, le 1er septembre, puisque la Knesset a commencé ses vacances mercredi soir.

« Il n’y a pas eu de majorité et donc la proposition ne sera pas soumise au vote », a déclaré un fonctionnaire à la chaîne de la Knesset.

La commission des Finances a précédemment approuvé la législation, qui s’élève à 1,75 milliard de NIS (437 500 millions d’euros) pour les écoles.

Le chef de l’opposition Yair Lapid, de la faction Yesh Atid, a déclaré : « C’est tout simplement incroyable. Ce gouvernement ne voit tout simplement pas du tout les citoyens. La seule chose qui les intéresse, c’est la politique. C’est une honte ».

Un membre haut placé de la coalition s’en est pris à Miki Zohar du Likud, chef de la coalition.

« La coalition est en train d’échouer dans sa gestion. Elle n’est pas gérée comme elle devrait l’être », a déclaré le fonctionnaire, identifié comme membre du bloc de droite, à la chaîne de la Knesset.

Israël fonctionne sans budget 2020, ce qui signifie que les ministères doivent utiliser les montants du budget 2019, qui ne couvrent pas la pandémie, alors même que les écoles et autres institutions sont aux prises avec les dépenses liées à la lutte contre le coronavirus.

Des enfants Haredi de l’école ultra-orthodoxe Bnei Moshe Kretchnif portent des masques faciaux dans leur école de la ville de Rehovot, le 24 mai 2020. (Yossi Zeliger/Flash90)

En début de semaine, le ministre de l’Education Yoav Gallant a présenté un nouveau plan d’ouverture des écoles, qui ajoutera quelque 4,2 milliards de NIS au budget annuel de l’éducation, soit une augmentation d’environ 7 % par rapport aux 60 milliards de NIS du budget annuel du ministère.

Gallant n’a pas précisé d’où viendraient les milliards supplémentaires.

La coalition gouvernementale a évité de justesse sa chute lundi soir lorsqu’elle a adopté une loi, quelques heures avant l’échéance de minuit, qui donne au gouvernement jusqu’au 23 décembre pour adopter un budget d’État.

Cette avancée s’est produite lundi soir après que Netanyahu et le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, ont tous deux déclaré que leurs partis voteraient en faveur de ce report, après une journée où leurs partis respectifs, le Likud et Kakhol lavan, se sont mutuellement accusés. Les deux partis ont continué à s’échanger des coups mercredi.

Bien que la crise ait apparemment porté sur le budget de l’État, les véritables pommes de discorde semblaient être la question des nominations des hauts responsables de l’application des lois et l’équilibre des pouvoirs au sein de la coalition d’unité.

Bien que les élections aient été évitées cette semaine, de nombreux analystes pensent que le gouvernement est toujours sous perfusion et qu’il n’adoptera pas de budget ou ne survivra pas au-delà de la prochaine échéance.

Le Premier ministre d’alternance et ministre de la Défense Benny Gantz (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un vote pour repousser l’échéance budgétaire et ainsi éviter de nouvelles élections, à la Knesset, le 24 août 2020. (Oren Ben Hakoon / POOL)

Gallant, le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, et le responsable du gouvernement en matière de coronavirus, Ronni Gamzu, ont pris lundi la décision d’ouvrir les écoles début septembre.

Les cours se dérouleront conformément au plan « Safe Learning » du ministère de l’Education, qui a été élaboré en réponse à la pandémie. Les classes seront plus petites chez les plus jeunes et l’accent sera mis sur l’enseignement à distance du CM2 à la Terminale.

Les responsables étudient la possibilité de retarder l’ouverture des lycées dans les villes à fort taux de contamination jusqu’en octobre, après les fêtes juives, a déclaré le ministère de l’Education. Cette décision concernerait les élèves de la Seconde à la Terminale.

Le ministère de l’Education a fait face à des critiques concernant les inquiétudes liées au fait que le système éducatif n’était pas préparé aux nouvelles restrictions imposées par la pandémie. La réouverture rapide des écoles en mai a été rendue responsable de la résurgence du virus, qui avait presque disparu alors que les écoles étaient fermées.

Le nombre de décès dus aux coronavirus en Israël est passé à 875 mercredi soir, suite à la mise à jour des chiffres du COVID-19 par le ministère de la Santé, qui a également montré un bond de 1 809 cas au cours des 24 heures précédentes.

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