La justice rouvre le dossier contre un garde qui aurait tué un jeune bédouin en 2024
L'avocat de Jumaa Danfiri a contacté le bureau de la procureure générale l'an dernier pour faire appel du classement sans suite, appel qui a été accepté en début de semaine

Le bureau de la procureure générale a décidé de rouvrir le dossier contre un agent de sécurité bénévole soupçonné d’avoir abattu un Bédouin israélien âgé de 18 ans il y a près de deux ans dans le Néguev.
Jumaa Danfiri, originaire du village non reconnu de Wadi al-Naam, a été repéré, en compagnie de deux autres personnes, en train d’escalader la clôture qui entoure le kibboutz Retamim, un soir de février 2024, dans le but manifeste de commettre un cambriolage.
Après que les trois hommes ont été menottés par les membres de la brigade de sécurité, l’un des gardes aurait tiré trois fois sur Danfiri à la tête alors qu’il était allongé face contre terre.
Le suspect, dont le nom est sous le coup d’un embargo, affirme avoir tiré sur Danfiri en légitime défense, après que ce dernier s’est libéré de ses liens et a tenté de l’attaquer avec un couteau de poche.
L’avocat de la famille de Danfiri, Me Avi Himi, conteste cette version des faits et affirme que les six gardes présents sur les lieux ont falsifié des preuves pour échapper à la justice.
L’affaire avait néanmoins été classée sans suite par le parquet du district sud en raison de l’absence apparente de culpabilité du suspect.
Me Himi a contacté le bureau de la procureure générale l’an dernier pour faire appel de cette décision et a informé le Times of Israel, mercredi, que l’appel avait été accepté en début de semaine.
L’affaire et les preuves ont été renvoyées aux procureurs généraux pour complément d’enquête.







