Le Canada « soulagé » par la libération de la Saoudienne Loujain al-Hathloul
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Le Canada « soulagé » par la libération de la Saoudienne Loujain al-Hathloul

En août 2018, une crise diplomatique sans précédent entre Ryad et Ottawa avait éclaté après un tweet canadien demandant la "libération immédiate" de militantes des droits humains

Cette photo prise le 10 février 2021 à Ryad, la capitale de l'Arabie saoudite, montre une femme regardant un tweet publié par la sœur de l'activiste saoudien Loujain al-Hathloul, Lina, montrant une capture d'écran d'eux ayant un appel vidéo après la libération de Hathloul après près de trois ans de détention. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)
Cette photo prise le 10 février 2021 à Ryad, la capitale de l'Arabie saoudite, montre une femme regardant un tweet publié par la sœur de l'activiste saoudien Loujain al-Hathloul, Lina, montrant une capture d'écran d'eux ayant un appel vidéo après la libération de Hathloul après près de trois ans de détention. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)

Le Canada, qui avait déclenché une crise diplomatique avec l’Arabie saoudite après avoir dénoncé des arrestations de défenseurs saoudiens des droits humains en 2018, s’est dit mercredi « très soulagé » de la libération de la militante Loujain al-Hathloul.

« Le Canada accueille positivement la libération de @LoujainHathloul et de Noof Abdulaziz », a réagi dans un tweet le ministère canadien des Affaires étrangères. « Nous sommes tous très soulagés de ce dénouement et nos pensées sont avec leurs familles et leurs proches. #DroitsDesFemmes ».

La militante saoudienne des droits humains Loujain al-Hathloul a été libérée mercredi après quasiment trois années passées en prison. Elle avait été arrêtée en mai 2018, avec d’autres militantes, peu avant la levée de l’interdiction de conduire faite aux Saoudiennes, une réforme pour laquelle ces femmes militaient.

Quelques années plus tôt, Loujain al-Hathloul avait étudié à l’université de Colombie-Britannique (ouest du Canada), où elle avait obtenu une licence de français en 2014.

Le président de cette université, Santa Ono, s’est dit « encouragé » par l’annonce de sa libération.

« Nous continuerons à offrir notre soutien à sa famille et ses proches à la fois pour soutenir sa remise en liberté et pour l’égalité en Arabie saoudite -des objectifs qu’elle a défendus avant tant de courage », a-t-il déclaré dans un communiqué.

En août 2018, une crise diplomatique sans précédent entre Ryad et Ottawa avait éclaté après un tweet canadien demandant la « libération immédiate » de militantes des droits humains arrêtées peu avant en Arabie saoudite.

Furieux, Ryad avait répliqué en expulsant l’ambassadeur canadien et en prenant une série de mesures de rétorsion, notamment la suspension des relations commerciales.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères avait appelé le gouvernement canadien à corriger son « erreur », mais le Premier ministre Justin Trudeau avait refusé de présenter ses excuses et réaffirmé sa volonté de défendre les droits de l’homme partout dans le monde.

La famille de la militante féministe saoudienne Loujain al-Hathloul a déclaré vendredi que la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine avait aidé à obtenir sa libération après près de trois ans passées en prison, rappelant toutefois qu’elle était encore loin d’être « libre ».

« L’arrivée de Biden a aidé et beaucoup contribué à la libération de ma soeur », a déclaré à la presse Alia al-Hathloul lors d’une visioconférence, en remerciant le nouveau président américain, qui a salué la libération de Loujain al-Hathloul comme « la chose à faire ».

Joe Biden s’était engagé pendant sa campagne à faire de l’Arabie saoudite un Etat « paria » en raison de ses atteintes aux droits humains, sur lesquelles son prédécesseur Donald Trump avait largement fermé les yeux.

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