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Le Conseil de Yesha nomme Shlomo Neeman comme nouveau dirigeant

Le chef du Conseil régional du Gush Etzion remplacera David Elhayani, qui a démissionné après avoir perdu le soutien des résidents d’implantation pour avoir soutenu le gouvernement

Le président du Conseil régional du Gush Etzion, Shlomo Neeman, assistant à une conférence de presse du Conseil de Yesha devant le bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 12 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président du Conseil régional du Gush Etzion, Shlomo Neeman, assistant à une conférence de presse du Conseil de Yesha devant le bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 12 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Shlomo Neeman a été élu mardi à la tête du Conseil de Yesha, l’organisation qui représente les autorités locales des implantations de Cisjordanie.

Neeman, qui dirige le Conseil régional du Gush Etzion, a été élu sans opposition après qu’un accord a été trouvé entre les autres chefs du Conseil régional. Aucun autre candidat n’était en lice pour le poste, a déclaré Yesha dans un communiqué.

Il succédera à David Elhayani, qui a annoncé en juillet qu’il se retirait après un mandat tumultueux de trois ans.

Le Conseil de Yesha, créé dans les années 1980, est composé d’une vingtaine de maires d’implantations et de responsables de Conseils locaux en Cisjordanie. Il n’a aucun rôle officiel, mais reçoit des fonds de l’État et a souvent exercé un pouvoir important dans l’élaboration de la politique gouvernementale concernant les implantations.

Neeman a déclaré que son premier objectif sera de « renforcer la souveraineté et la présence juive dans la région ».

Il a appelé à une action concertée contre « l’Autorité palestinienne et d’autres organisations terroristes », les accusant de combattre Israël par les armes, mais aussi via l’agriculture et la construction.

Elhayani a décrit son successeur comme « un homme d’action qui agit avec détermination et honnêteté pour la vérité et la justice ».

Les dirigeants des partis d’extrême droite Otzma Yehudit et HaTzionout HaDatit, qui soutiennent tous deux le mouvement pro-implantation, ont salué la nomination de Neeman.

Le député d’extrême droite Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a fait l’éloge de Neeman, déclarant qu’ « il n’y a personne de plus approprié pour ce rôle ».

Le député Bezalel Smotrich, chef du parti HaTzionout HaDatit, a déclaré que Neeman était « l’homme idéal pour mener la campagne de promotion et de développement des implantations en Judée et Samarie », utilisant le nom biblique de la Cisjordanie.

Ancien fonctionnaire de l’Agence juive, Neeman dirige le Conseil régional du Gush Etzion depuis une victoire surprise lors d’une élection spéciale en février 2017.

Il a immigré en Israël en 1990 depuis la ville de Birobidjan dans l’Oblast autonome juif de la Russie. Il a d’abord rejoint le Conseil local du Gush Etzion en 2017 et est devenu maire en 2018.

Le chef du Conseil régional de la vallée du Jourdain, David Elhayani, assistant à une conférence de presse du Conseil de Yesha devant le bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 12 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Elhayani, qui est également chef du Conseil régional de la vallée du Jourdain, a été élu de justesse président de Yesha en novembre 2019. Bien qu’initialement membre du parti d’opposition du Likud et proche allié de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, Elhayani avait pris ses distances et il avait prêté allégeance à la formation de droite Tikva Hadasha, formée par un ex-membre du Likud, Gideon Saar, avant le scrutin national du mois de mars 2021.

Cette mesure a considérablement affaibli sa position parmi les résidents et les dirigeants politiques des implantations, qui se sont traditionnellement alignés sur le bloc religieux de droite des partis dirigés par Netanyahu, aujourd’hui chef de l’opposition.

L’opposition à Elhayani avait continué à croître dans le mouvement pro-implantation, à la fois chez les habitants et chez les chefs des Conseils locaux, entraînant un déficit de soutien public et politique à son égard, malgré sa désignation officielle de figure de proue des implantations.

En mai, des dizaines de membres de Conseils locaux avaient signé une lettre l’appelant à démissionner après son soutien apporté au gouvernement au sujet d’une législation liée aux implantations, qui était contraire à un projet de loi revendiqué par de nombreux leaders du mouvement alignés sur le positionnement alors adopté par le bloc de Netanyahu, dans l’opposition.

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