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Le directeur de l’administration des prisons, menacé de mise en examen, soutenu par le Likud

Yaakobi est soupçonné d'avoir informé Avishai Muallem, un ancien inspecteur de police de haut-rang en Cisjordanie, d'une enquête secrète qui le concernait

Le commissaire en chef des prisons israéliennes, Kobi Yaakobi, s'adresse à la commission de sécurité nationale de la Knesset le 16 décembre 2025. (Crédit : Noam Moskovitz/porte-parole de la Knesset)
Le commissaire en chef des prisons israéliennes, Kobi Yaakobi, s'adresse à la commission de sécurité nationale de la Knesset le 16 décembre 2025. (Crédit : Noam Moskovitz/porte-parole de la Knesset)

Le Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a apporté ouvertement son soutien, dans la journée de lundi, au chef du service des prisons israéliennes, Kobi Yaakobi, qui risque une mise en examen pour des violations présumées des règles d’éthique.

Yaakobi est soupçonné d’avoir informé Avishai Muallem, un ancien inspecteur de police de haut-rang en Cisjordanie, d’une enquête secrète qui le concernait.

Yaakobi « est un officier respecté qui a consacré toute sa vie à la sécurité du pays et à la sécurité de ses citoyens », a fait savoir le Likud dans un communiqué. « Depuis son entrée en fonction en tant que commissaire de l’IPS, Yaakobi a mené une véritable révolution qui a entraîné les éloges unanimes de toute la hiérarchie de l’institution, et même de la part des autres agences de sécurité du pays ».

La semaine dernière, la procureure générale Gali Baharav-Miara et le procureur de l’État Amit Aisman ont accordé à Yaakobi un délai de trois semaines pour décider de la date d’une audience alors qu’ils examinent la nécessité de le mettre en examen pour des violations présumées des règles d’éthique.

Le chef de l’Administration des prisons aura ainsi droit à une audience où il pourra présenter des preuves à sa décharge, avant que les procureurs ne décident de l’inculper officiellement pour abus de confiance et obstruction à une enquête.

La décision qui a été prise par Baharav-Miara « de le poursuivre, surtout en pleine guerre, est délirante », a estimé le communiqué qui a été émis par le Likud.

Muallem, qui a lui-même été mis en examen, aurait entravé les ivestigations qui étaient consacrées aux violences commises par les nationalistes juifs dans l’objectif de s’attirer les faveurs du ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir.

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