Le Hezbollah ne s’attend pas à une guerre avec Israël mais y reste préparé
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Le Hezbollah ne s’attend pas à une guerre avec Israël mais y reste préparé

Naim Qassem a affirmé que le groupe terroriste chiite "était prêt à affronter une agression si cela se produisait, si Israël décidait de mener une quelconque action stupide"

Le cheikh Naim Qassem, chef adjoint du Hezbollah, au Liban, le 13 mai 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)
Le cheikh Naim Qassem, chef adjoint du Hezbollah, au Liban, le 13 mai 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)

Le numéro 2 du Hezbollah a déclaré dans une interview qu’il ne s’attendait pas à ce qu’Israël attaque dans un proche avenir, mais que son groupe terroriste est prêt à « faire face à l’agression si cela arrive ».

S’adressant à l’agence de presse Reuters, le cheikh Naim Qassem a déclaré que son groupe terroriste soutenu par l’Iran était prêt à la guerre, mais qu’il ne pensait pas qu’Israël lancerait une attaque dans un proche avenir.

Le Hezbollah « est prêt à affronter l’agression si cela se produit, si Israël décide de mener une action stupide », a-t-il déclaré à Reuters. « Mais il ne semble pas que les circonstances penchent pour une décision israélienne de [faire la] guerre. »

Néanmoins, le Hezbollah serait toujours prêt pour « l’agression » israélienne, a-t-il insisté.

« Nous avons déclaré à plusieurs reprises et fréquemment que nous, en tant que résistance, travaillons pour avoir une réactivité permanente et nous sommes prêts à affronter l’agression israélienne si cela arrive, et nous sommes donc prêts à nous défendre par tous les moyens disponibles », a-t-il expliqué à l’agence de presse.

Qassem a refusé de donner des détails sur les capacités militaires du Hezbollah.

« Nous ne parlons pas des détails militaires, que ce soit nos capacités ou celles de nos alliés, ou de nos déploiements, car ce sont des secrets que nous conservons et que nous ne voulons pas donner gratuitement à notre ennemi », s’est-il justifié.

Mais il a souligné : « nous travaillons pour fortifier notre front et être prêts. »

Des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pendant les funérailles d’un membre du groupe mort aux combats en Syrie, dans le sud du Liban, à Kfar Hatta, le 18 mars 2017. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Qassem a également déclaré lors de l’interview que le Hezbollah était prêt à garder ses forces en Syrie aussi longtemps que cela serait nécessaire.

L’interview a eu lieu alors qu’Israël concluait deux exercices de préparation aux situations d’urgence à l’échelle nationale, qui mettaient à l’épreuve la capacité de l’état-major à gérer une guerre et la capacité du Commandement de la Défense Passive de protéger la population civile du pays.

Selon un membre de l’état-major de Tsahal, l’exercice a porté sur l’axe dirigé par l’Iran, qui comprend le Hezbollah, les forces du dictateur syrien Bashar Assad, les milices chiites et les groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.

Cela incluait de voir comment « l’Iran utilisera ses positions en Syrie », a déclaré l’officier.

En janvier, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Gadi Eizenkot, a mis en garde que le Hezbollah renforçait ses capacités militaires.

« Le groupe terroriste du Hezbollah enfreint les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, maintient une présence militaire dans la région, tient des systèmes militaires et améliore ses capacités militaires », a dénoncé Eizenkot. « Tsahal travaille jour et nuit contre ces menaces pour assurer la réactivité et la dissuasion. »

Le groupe soutenu a conservé ses armes et fait des efforts pour obtenir des armes avancées, une évolution qu’Israël a promis de stopper. Des dizaines de frappes aériennes sur des convois d’armes à destination du Liban ont été attribuées à Israël par des médias étrangers. Il a également déployé des unités au sud de la rivière Litani.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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