Le Likud fustige Yamina après son refus de rejoindre le gouvernement
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Le Likud fustige Yamina après son refus de rejoindre le gouvernement

Le parti nationaliste religieux a annoncé qu'il allait diriger l'opposition après que les négociations avec le Likud pour rejoindre le gouvernement sont tombées à l'eau

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le ministre de la Défense Naftali Bennett lors d'une visite sur la frontière nord, le 24 novembre 2019. (Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le ministre de la Défense Naftali Bennett lors d'une visite sur la frontière nord, le 24 novembre 2019. (Haim Zach/GPO)

Réagissant à l’annonce du parti Yamina selon laquelle il avait l’intention de diriger l’opposition, le Likud a publié un communiqué fustigeant le parti nationaliste-religieux, accusé d’être plus intéressé par l’idée de recevoir des portefeuilles ministériels que par les idées politiques.

« Si l’on avait donné un poste de plus à Yamina, alors ils auraient considéré que le gouvernement était de droite ? », s’est interrogé avec sarcasme le Likud. Ce dernier s’est fendu d’un communiqué pour se moquer de Yamina qui avait qualifié la prochaine coalition comme étant de « gauche ».

« Ce sera le premier gouvernement dans l’histoire du pays à [annexer la Cisjordanie], et il est regrettable que Yamina n’en fasse pas partie simplement à cause de frictions internes sur la distribution des portefeuilles », a déclaré le Likud.

« Nous espérons que Yamina reprendra ses esprits pour faire preuve de responsabilité nationale et entrer dans le gouvernement qui prendra une décision historique pour le sionisme », a conclu le parti, en référence aux projets d’annexion.

Les députés de Yamina saluent leurs partisans à Kfar Maccabiah après la diffusion des sondages de sortie des urnes, le 2 mars 2020. (Crédit : Flash90)

Yamina a annoncé qu’il allait diriger l’opposition après que les négociations avec le Likud pour rejoindre le gouvernement sont tombées à l’eau.

« Au vu de la composition du [prochain] gouvernement et de ses politiques annoncées qui en feront un gouvernement de gauche dirigé par Netanyahu, et au vu du manque de respect évident du Premier ministre pour Yamina et ses électeurs, le parti Yamina a décidé de servir le public pendant le prochain mandat depuis l’opposition, où il combattra au nom du camp nationaliste », a indiqué Yamina dans un communiqué.

« La décision a été prise après des tentatives répétées pour parvenir à un accord dans les négociations de coalition avec le Likud et le Premier ministre Netanyahu, qui a choisi de démanteler le bloc de droite et son partenariat avec Yamina. »

« Yamina va préparer l’après-Netanyahu, qui adviendra dans un an et demi, et proposera une véritable alternative de droite, depuis l’opposition. Une droite qui n’est pas prête à vendre le système judiciaire à la gauche pour sa survie personnelle, une droite qui n’est pas prête à céder devant le Hamas et [le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas] Abu Mazen, une droite qui est pleinement engagée au développement et à la légalisation des implantations, une droite qui ne vend pas le judaïsme aux intérêts particuliers ou l’économie israélienne à Amir Peretz et au syndicat de la Histadrout, une droite qui ne jette pas l’éponge dans la lutte pour expulser les infiltrés et réhabiliter les quartiers [qui ont connu une arrivée de réfugiés]. »

Ayelet Shaked, ancienne ministre de la Justice et députée de Yamina, lors de la conférence de « Maariv » à Herzliya, le 26 février 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Le parti a déclaré qu’il combattrait depuis l’opposition, mais de manière raisonnable. Cela signifie voter en faveur de l’annexion de la Cisjordanie, tout en s’opposant à la création d’un Etat palestinien.

Le député Matan Kahana de Yamina a ensuite assuré que son parti n’allait pas se disloquer. Il a rejeté une information de la Radio de l’armée, selon laquelle le Likud tentait d’imposer une scission du parti nationaliste-religieux. Dans ce scénario, Rafi Peretz et Bezalel Smotrich rejoindraient le gouvernement, tandis que Naftali Bennett et Ayelet Shaked resteraient dans l’opposition.

« Il n’y a aucun risque de voir une scission. Nous sommes unis et nous resterons unis. Le parti sioniste religieux et idéologiquement de droite et sera, si Dieu le veut, dans le gouvernement, et si ce n’est pas le cas, il sera ensemble dans l’opposition », a-t-il dit sur les ondes de 103 FM Radio.

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