Le parti travailliste favorable à des élections pour mettre fin à la « paralysie »
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Le parti travailliste favorable à des élections pour mettre fin à la « paralysie »

Le ministre de l'Économie a déclaré que "le budget de l'État a été pris en otage par le Premier ministre" ; pour Itzik Shmuli, "il n'y a aucun intérêt à continuer comme cela"

Le président du Parti travailliste Amir Peretz lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 12 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le président du Parti travailliste Amir Peretz lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 12 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le parti travailliste a déclaré mardi qu’il sera favorable à un projet de dissolution de la Knesset et à la tenue d’élections anticipées, sur fond de spéculation d’un quatrième scrutin législatif en moins de deux ans.

Avec le soutien du parti travailliste et celui d’un autre petit parti de la coalition, Derech Eretz, le sort de la loi repose désormais sur le parti Kakhol lavan, qui y serait également favorable.

La motion de censure sera soumise à la lecture préliminaire par la Knesset mercredi. Elle devra ensuite être approuvée par une commission parlementaire et sera soumise à trois votes supplémentaires avant que le gouvernement ne soit effectivement dissous.

Le chef des travaillistes et ministre de l’Économie Amir Peretz, s’est entretenu avec son colistier Itzik Shmuli et ils ont convenu que leur faction de trois députés soutiendrait la proposition de loi de l’opposition.

« On ne peut pas continuer avec un gouvernement dans lequel la chose la plus permanente est l’incertitude », a tweeté Peretz.

Peretz a déclaré que « le budget de l’État a été pris en otage par le Premier ministre en raison de considérations personnelles », alors que le pays est frappé par la pandémie. Il a estimé que la crise sanitaire est l’une des plus graves qu’Israël ait connu.

« Au lieu de cette paralysie constante et des accusations mutuelles, il vaut mieux dissoudre la Knesset et d’aller aux élections », a-t-il écrit.

De son côté, le ministre des Affaires sociales Shmuli a tweeté que « le Premier ministre place ses considérations personnelles et les motifs extérieurs au devant de la scène et pousse tout le reste dans… l’abîme ».

« Ça n’a jamais été un gouvernement de rêve, mais nous l’avons accepté pour gérer l’une des crises les plus graves qui soient arrivées dans le pays », a écrit Shmuli. « Il n’y a aucun intérêt à continuer comme cela. Nous voterons pour demain. »

Les récents sondages d’opinion ont constamment prédit que le parti travailliste ne franchirait pas le seuil d’éligibilité en cas d’élections.

Le député Kakhol lavan Yoaz Hendel, le 8 septembre 2019. (Crédit : Flash90)

Lundi, le ministre des Communications Yoaz Hendel, chef du parti Derech Eretz, a déclaré à la radio de l’armée que son parti de deux députés, qui fait partie de la coalition, sera également favorable à la motion de censure.

« Je ne vois qu’un moyen – aller aux élections », a déclaré Hendel. « Le gouvernement ne fonctionne pas suffisamment bien ».

Le ministre de la Défense Benny Gantz, chef du parti Kakhol lavan, devrait également soutenir ce texte de loi, selon des reportages télévisés diffusés lundi soir.

La Treizième chaîne a déclaré que la cheffe de cabinet de Gantz Maayane Israeli s’est entretenue avec son homologue au bureau de Netanyahu Asher Ohayon et l’a informé que Kakhol lavan « votera en faveur de la dissolution de la Knesset mercredi ».

La proposition de loi devrait obtenir la majorité à la Knesset.

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