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Le Suriname n’ouvrira pas d’ambassade à Jérusalem, pour des raisons budgétaires

Le président Chandrikapersad Santokhi a déclaré qu’il suivrait les recommandations de l'ambassadeur en Israël, alors que le pays fait face à des inondations dévastatrices

Le ministre des Affaires étrangères du Suriname, Albert Camdin, avec le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, à Jérusalem, le 30 mai 2022 (Crédit : Jorge Novomisky/GPO)
Le ministre des Affaires étrangères du Suriname, Albert Camdin, avec le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, à Jérusalem, le 30 mai 2022 (Crédit : Jorge Novomisky/GPO)

Le Suriname ne pourra pas, dans l’immédiat, honorer son projet d’ouvrir une ambassade en Israël en raison de questions financières, a annoncé jeudi le président Chandrikapersad Santokhi.

« Nous n’avons pas le budget pour créer une ambassade », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale, selon Reuters.

Dans la même allocution, Santokhi a noté que le pays attendait « de recevoir un rapport » de l’ambassadeur non-résident du Suriname en Israël, Stevanus Noordzee, nommé fin mars. Santokhi a déclaré au parlement qu’il agirait conformément aux conclusions et recommandations du rapport et qu’il « prendrait des mesures sur cette base ».

À l’occasion d’une réunion avec son homologue israélien Yair Lapid, à la fin du mois de mai, juste après Yom Yeroushalayim, le ministre surinamais des Affaires étrangères, Albert Camdin, avait annoncé l’intention de son gouvernement d’ouvrir une ambassade à Jérusalem.

La nation sud-américaine aurait été la cinquième à ouvrir un poste à Jérusalem et la quatrième à le faire suite au transfert de l’ambassade américaine par l’ex-président américain Donald Trump, en 2018. Le Guatemala, le Honduras et le Kosovo ont une ambassade à part entière dans la capitale israélienne.

Certains pays, comme l’Australie ou la Hongrie, ont des antennes ou des missions commerciales à Jérusalem, mais la grande majorité des pays ont conservé leur ambassade à Tel Aviv, en raison de la nature contestée de la ville sainte.

Le président du Suriname, Chandrikapersad Santokhi, au siège de l’ONU, le 22 septembre 2021. (Crédit : Justin Lane/via AP)

La promesse de Santokhi de déplacer l’ambassade avait suscité des critiques de la part de certains membres du Parlement surinamais.

Lors de leur réunion du mois dernier, Lapid et Camdin ont signé un accord de consultation entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, et Lapid a proposé d’envoyer de l’aide suite aux inondations catastrophiques qui ont ravagé le Suriname. Les inondations, qui ont commencé fin mars, ont dévasté l’agriculture, les entreprises et les écoles, déplaçant plus de 3 000 familles.

Fin mai, Santokhi a déclaré que sept districts sur les dix que compte le pays étaient zones sinistrées. La Chine, les Pays-Bas et le Venezuela ont depuis fourni de l’aide humanitaire.

L’AFP a contribué à cet article.

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