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Le témoignage de Ginette Kolinka, rescapée d’Auschwitz, paraît en bande dessinée

L'album est né de sa rencontre avec Victor Matet, journaliste qui faisait des recherches sur sa propre famille et qui a longuement relayé le témoignage de cette survivante

Ginette Kolinka, survivante de la Shoah du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à Paris, le 15 avril 2022. (Crédit : JOEL SAGET / AFP)
Ginette Kolinka, survivante de la Shoah du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à Paris, le 15 avril 2022. (Crédit : JOEL SAGET / AFP)

Le témoignage de Ginette Kolinka, 98 ans et rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où elle était aux côtés de l’ex-ministre française et ancienne présidente du Parlement européen Simone Veil et de la réalisatrice Marceline Loridan-Ivens, paraît mardi en bande dessinée.

Adieu Birkenau est publié par les éditions Albin Michel, avec JDMorvan et Victor Matet pour le scénario, et trois Espagnols pour le dessin, Ricard Efa, Cesc F. Dalmases et Roger Surroca Sole.

L’album raconte ce qui était prévu comme le dernier voyage de Ginette Kolinka dans le camp, en octobre 2020.

Après avoir fui Paris en 1942, elle est arrêtée à Avignon (sud) en mars 1944, à l’âge de 19 ans, transférée vers Marseille, puis le camp de Drancy, en région parisienne, et enfin déportée vers Birkenau en avril. Elle passera par Bergen-Belsen puis Theresienstadt, avant de rentrer à Paris en juin 1945. Elle a alors perdu 40 kg, pour n’en peser que 26.

Le crématorium du camp de concentration de Theresienstadt, 24 janvier 2023. (Crédit : Yaakov Schwartz / Times of Israel)

« Ne plus réfléchir, c’est peut-être ce qui m’a sauvé la vie », dit-elle dans l’album.

Après le récit, deux historiens spécialistes de la Shoah, Tal Brutmann et Caroline François, éclairent le contexte historique du parcours de Ginette Kolinka, avec des documents, photos et dessins d’époque.

L’album est né de sa rencontre avec Victor Matet, journaliste qui faisait des recherches sur sa propre famille et qui a longuement relayé le témoignage de cette survivante.

Dans des propos rapportés par les éditions Albin Michel, Ginette Kolinka affirme avoir eu des réticences face au projet, parce qu’elle associait la bande dessinée à l’humour.

« Au début, je n’étais pas tellement d’accord (…) C’est une histoire triste. Mais j’ai changé d’avis », explique-t-elle.

Le récit de la visite du camp laisse voir la force de caractère de ce témoin qui, depuis qu’elle a décidé de transmettre son histoire aux jeunes générations il y a une vingtaine d’années, ne refuse aucune sollicitation pour parler aux collégiens ou lycéens.

« Quand je suis avec eux, j’ai leur âge. Moi, je ne me sens pas vieille », affirme-t-elle.

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