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Les ados qui s’en étaient pris à un haredi sur une vidéo TikTok assignés à domicile

L'enquête sur cet incident "grave", impliquant deux jeunes de 14 et 16 ans, est en cours ; leur libération "n'a rien à avoir avec leur éventuelle innocence", selon la police

Un ultra-orthodoxe se prosterne devant un adolescent palestinien et lui baise les pieds dans la Vieille Ville de Jérusalem ; les jeunes Palestiniens ont été arrêtés le 1er décembre. (Capture d'écran/Twitter)
Un ultra-orthodoxe se prosterne devant un adolescent palestinien et lui baise les pieds dans la Vieille Ville de Jérusalem ; les jeunes Palestiniens ont été arrêtés le 1er décembre. (Capture d'écran/Twitter)

Deux adolescents de Jérusalem-Est qui ont été arrêtés la semaine dernière après avoir posté une vidéo les montrant en train d’accoster un homme ultra-orthodoxe avant de l’obliger à leur baiser la main et les pieds ont été assignés à résidence mardi, a fait savoir la police.

La vidéo, filmée dans la Vieille Ville de Jérusalem et partagée sur la plateforme TikTok en date du 2 décembre, montrait les deux jeunes menaçant l’homme en habit traditionnel et le forçant d’abord à embrasser la main de l’un d’entre eux avant de l’obliger à embrasser les pieds de l’autre. La séquence avait entraîné des réactions furieuses et l’arrestation des deux adolescents, ainsi que de nouvelles inquiétudes sur le rôle tenu par les réseaux sociaux dans les attaques lancées par les Palestiniens.

La police a annoncé dans un communiqué que le bureau du procureur de l’État avait décidé de libérer les deux jeunes, âgés de 14 et 16 ans, et de les assigner à résidence le temps de l’enquête. L’identité des suspects n’a pas été révélée conformément aux lois sur la protection des mineurs.

« La décision prise d’assigner les suspects à résidence, avec des conditions restrictives, n’a rien à voir avec leur éventuelle innocence ou avec le résultat des investigations », a indiqué le communiqué, qui a qualifié l’incident de « grave ».

La vidéo a été supprimée par TikTok mais différentes versions de la séquence initiale ont été repostées avec différentes musiques de fond, souvent les dits « hymnes de la révolution », ces chansons qui exaltent la cause palestinienne et qui, dans de nombreux cas, incitent à la violence.

Une chanson utilisée pour la séquence, « Ma Hadha? » (« Qu’est-ce que c’est que ça ? ») est l’occasion d’une sorte de questions-réponses où un sheikh du début de l’ère islamique voyageant dans le temps interroge : « Mais qui est cette créature terrifiée portant un chapeau et des papillotes ? Il semble différent, irréel, est-ce un étranger ? »

« C’est un colon juif et c’est celui qui, avec une arme sur son épaule, est venu de l’Occident pour coloniser la terre de mes aïeux », dit la réponse en chanson d’un Palestinien contemporain. La même chanson est utilisée pour plus de cent vidéos sur TikTok, un grand nombre d’entre elles, plutôt anodines, montrant des ultra-orthodoxes vaquant à leurs occupations.

Certains s’inquiètent de ce que les réseaux sociaux ne soient le moteur d’une recrudescence des violences contre des Israéliens, de la part de jeunes Palestiniens en quête de célébrité sur internet.

L’année dernière, des films montrant des Palestiniens en train d’agresser ou d’humilier des ultra-orthodoxes avaient entraîné l’indignation et des affrontements. Plusieurs arrestations avaient eu lieu dans ce cadre. Dans une séquence devenue particulièrement virale, un Palestinien avait été filmé en train de renverser du café chaud sur un membre de la communauté haredi. Il avait été condamné à deux ans de prison.

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