Les bourses de Tel Aviv et du monde s’effondrent entre virus et prix du pétrole
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Les bourses de Tel Aviv et du monde s’effondrent entre virus et prix du pétrole

Le marché israélien chute de 5 %, et les cours en Europe et en Asie s'effondrent ; Wall Street suspend les cotations ; le brut s'effondre et les Saoudiens œuvrent contre la Russie

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

La Bourse de Tel Aviv, le 25 décembre 2018. (Adam Shuldman/Flash90)
La Bourse de Tel Aviv, le 25 décembre 2018. (Adam Shuldman/Flash90)

La Bourse de Tel Aviv s’est effondrée lundi alors que les investisseurs ont paniqué face à la montée en flèche du coronavirus et qu’une guerre des prix du pétrole a secoué les marchés mondiaux.

L’ouverture du marché de Tel Aviv a été retardée par un mécanisme dit de « coupe-circuit » qui arrête automatiquement la négociation pendant 30 minutes si l’indice de référence subit des variations de 8 %.

C’est la première fois que le coupe-circuit est déclenché depuis novembre 2008.

L’indice TA-35 a chuté d’environ 5 % et a baissé de près de 20 % au cours du mois dernier.

La panique liée au virus a également frappé les marchés internationaux lundi.

Un coupe-circuit a interrompu les échanges à Wall Street en début de journée lundi, lorsque le S&P 500 a chuté de 7 % à l’ouverture. L’indice a baissé de 5,5 % peu après la reprise des échanges, et a chuté de près de 16 % au cours du mois dernier après avoir atteint un record à la mi-février.

L’indice Hang Seng de Hong Kong a chuté de 4,23 %, le Nikkei du Japon de 5,07 %, le FTSE 100 de Londres de 6,28 % et le DAX allemand de 7,17 %.

Les craintes de propagation du virus ont été renforcées par une guerre des prix du pétrole entre les principaux producteurs d’Arabie Saoudite et de Russie.

La semaine dernière, l’Arabie saoudite a appelé les pays de l’OPEP à réduire leur production pour contrer la chute de la demande, car le virus restreint le commerce et les voyages internationaux. La Russie, deuxième producteur mondial, a refusé.

En représailles, l’Arabie saoudite a réduit ses prix et s’est engagée à augmenter sa production dans le but de conserver sa part de marché et d’évincer son concurrent.

La baisse des prix a plongé les marchés dans le chaos, le prix du brut américain ayant chuté de 34 % à un moment donné, entraînant des pertes massives pour les entreprises énergétiques.

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