Les bourses de Tel Aviv et du monde s’effondrent entre virus et prix du pétrole
Le marché israélien chute de 5 %, et les cours en Europe et en Asie s'effondrent ; Wall Street suspend les cotations ; le brut s'effondre et les Saoudiens œuvrent contre la Russie
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.
La Bourse de Tel Aviv s’est effondrée lundi alors que les investisseurs ont paniqué face à la montée en flèche du coronavirus et qu’une guerre des prix du pétrole a secoué les marchés mondiaux.
L’ouverture du marché de Tel Aviv a été retardée par un mécanisme dit de « coupe-circuit » qui arrête automatiquement la négociation pendant 30 minutes si l’indice de référence subit des variations de 8 %.
C’est la première fois que le coupe-circuit est déclenché depuis novembre 2008.
L’indice TA-35 a chuté d’environ 5 % et a baissé de près de 20 % au cours du mois dernier.
La panique liée au virus a également frappé les marchés internationaux lundi.
Un coupe-circuit a interrompu les échanges à Wall Street en début de journée lundi, lorsque le S&P 500 a chuté de 7 % à l’ouverture. L’indice a baissé de 5,5 % peu après la reprise des échanges, et a chuté de près de 16 % au cours du mois dernier après avoir atteint un record à la mi-février.
L’indice Hang Seng de Hong Kong a chuté de 4,23 %, le Nikkei du Japon de 5,07 %, le FTSE 100 de Londres de 6,28 % et le DAX allemand de 7,17 %.
Les craintes de propagation du virus ont été renforcées par une guerre des prix du pétrole entre les principaux producteurs d’Arabie Saoudite et de Russie.
La semaine dernière, l’Arabie saoudite a appelé les pays de l’OPEP à réduire leur production pour contrer la chute de la demande, car le virus restreint le commerce et les voyages internationaux. La Russie, deuxième producteur mondial, a refusé.
En représailles, l’Arabie saoudite a réduit ses prix et s’est engagée à augmenter sa production dans le but de conserver sa part de marché et d’évincer son concurrent.
La baisse des prix a plongé les marchés dans le chaos, le prix du brut américain ayant chuté de 34 % à un moment donné, entraînant des pertes massives pour les entreprises énergétiques.








