Les Haredim plus susceptibles que les autres Juifs de bénéficier de subventions publiques
Les chiffres du ministère des Finances montrent des écarts considérables dans l’accès aux aides publiques, notamment pour le logement, la garde d’enfants et les transports
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Mercredi, la chaîne N12 a rapporté que des responsables du ministère des Finances avaient récemment présenté à la procureure générale, Gali Baharav-Miara, des chiffres montrant que la réglementation gouvernementale en vigueur profite considérablement aux Israéliens ultra-orthodoxes. Ces derniers ont en effet beaucoup plus de chances de satisfaire aux conditions requises pour bénéficier de subventions publiques que les autres citoyens juifs.
Ces chiffres figuraient dans un document transmis à divers services gouvernementaux dans le cadre de la demande de la procureure générale visant à relancer les mesures coercitives à l’encontre des Haredim réfractaires à la conscription.
Ils indiquent qu’une famille ultra-orthodoxe a 72 % de chances de bénéficier d’une réduction de ses impôts fonciers municipaux, alors que les autres ménages juifs n’ont que 17 % de chances de recevoir de telles aides publiques.
24 % des propriétaires ultra-orthodoxes bénéficient de conditions de prêt immobilier avantageuses, contre seulement 2 % de l’ensemble des autres propriétaires juifs.
21 % des Haredim bénéficient de subventions sur leur loyer, contre 1 % seulement des autres locataires juifs.
28 % des Haredim bénéficient de subventions pour la garde d’enfants, contre 4 % du reste de la population juive.
64 % des Haredim bénéficient de subventions pour la garde d’enfants l’après-midi, contre 9 % du reste de la population juive.
Enfin, 95 % des Haredim sont éligibles à des réductions sur les tarifs des transports en commun, contre 23 % du reste de la population juive.
On ignore pourquoi les non-juifs n’ont pas été inclus dans les chiffres présentés par le bureau de Baharav-Miara.
N12 a fait valoir que les conditions actuelles d’octroi des aides publiques sont tellement biaisées en faveur des Israéliens ultra-orthodoxes que le fait d’empêcher les Haredim d’en bénéficier en raison de leur refus de servir dans l’armée ne devrait pas être considéré comme une sanction, mais plutôt comme un moyen de rétablir l’égalité des chances.
la Communauté du Times of Israël !







