Les prisons israéliennes fermées au monde extérieur en raison du coronavirus
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Les prisons israéliennes fermées au monde extérieur en raison du coronavirus

À ce jour, aucun cas de coronavirus n'a été signalé dans les centres pénitenciers israéliens, qui comptent quelque 20 000 détenus

La prison Shita, dans le nord d'Israël, le 28 février 2013. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
La prison Shita, dans le nord d'Israël, le 28 février 2013. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Les prisons israéliennes ont été fermées au monde extérieur mardi soir en raison de la propagation du nouveau coronavirus.

Selon l’administration pénitentiaire israélienne, les détenus ne pourront pas recevoir de visites, rencontrer leurs avocats ou bénéficier de permissions de sortie.

L’administration a fait des réserves de nourriture, de produits d’hygiène et de désinfection, et d’autres produits essentiels. Elle s’attend à ce que le confinement dure pendant une « période prolongée ».

Jusqu’à présent, aucun cas de coronavirus n’a été signalé dans les prisons israéliennes. Cependant, le 12 mars, l’administration pénitentiaire a déclaré qu’elle isolait 119 détenus et 25 membres du personnel du centre de détention russe de Jérusalem après qu’un gardien a signalé avoir été en contact avec une personne infectée.

Mercredi matin, Israël comptait 427 cas confirmés de coronavirus.

L’autorité carcérale gère 33 établissements dans tout le pays, soit environ 20 000 prisonniers et 9 000 employés.

Des inquiétudes ont été exprimées dans plusieurs pays quant à la possibilité que le virus se propage rapidement dans un environnement carcéral fermé. L’Iran a libéré quelque 85 000 prisonniers cette semaine, alors que le nombre d’infections et de décès dans le pays continue d’augmenter.

Le Brésil et l’Italie ont tous deux connu des émeutes dans les prisons après que les fonctionnaires de ces pays ont interdit les permissions de sortie par crainte que les prisonniers n’introduisent le virus dans les prisons à leur retour.

Des détenus manifestent contre les nouvelles règles adoptées pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, notamment la suspension des visites de proches, sur le toit de la prison San Vittore à Milan, le 9 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Antonio Calanni)

En Italie, 12 détenus sont morts d’une overdose de drogue, et 16 autres se sont échappés lors d’émeutes dans plus de deux dizaines de prisons après que les autorités pénitentiaires ont suspendu ou limité les visites des familles pendant deux semaines pour empêcher la propagation des infections. Les 12 prisonniers morts par overdose s’étaient introduits par effraction dans les infirmeries des prisons. Les émeutes ont impliqué quelque 6 000 personnes incarcérées dans tout le pays.

Au Brésil, des centaines de détenus se sont évadés d’au moins quatre prisons de l’État de Sao Paulo après que les autorités locales ont révoqué leurs droits de sortie temporaire. Selon les médias brésiliens, plus de 1 000 prisonniers pourraient être en liberté. Des médias ont également indiqué que des détenus se sont plaints de restrictions de visites ce week-end, visant également à contenir le virus.

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