Les soldats israéliens visitent le musée évangélique de soutien à Israël
Rechercher

Les soldats israéliens visitent le musée évangélique de soutien à Israël

Le corps d'Education militaire réexaminera sa politique de visite suite à un article sur l'institution de Jérusalem fondée par Mike Evans, ardent soutien de Trump

Les Juifs ultra-orthodoxes passent devant un panneau saluant le président américain Donald Trump avant sa visite à Jérusalem, le 19 mai 2017 (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
Les Juifs ultra-orthodoxes passent devant un panneau saluant le président américain Donald Trump avant sa visite à Jérusalem, le 19 mai 2017 (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

L’armée israélienne a envoyé des soldats visiter le musée qui rend hommage au soutien apporté par les chrétiens évangéliques à Israël.

Le département de l’éducation, au sein de Tsahal, a déclaré qu’il réexaminerait cette politique suite à une requête émise par le site d’information Walla, qui a dévoilé en premier les visites effectuées par les militaires au sein de l’institution dans la journée de dimanche.

Le musée des amis de Sion a été fondé dans le quartier Nahalat Shiva de Jérusalem, dans le centre de la ville, par Mike Evans – chrétien évangélique pro-israélien – en 2015.

Evans est un ardent soutien de Trump et son organisation a remis au président américain sa plus haute distinction – le prix des amis de Sion – après que le commandant en chef a reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël au mois de décembre dernier, annonçant qu’il transférerait l’ambassade dans la ville sainte.

Dans les semaines qui avaient précédé la relocalisation de la mission américaine, au mois de mai, Evans avait financé des centaines de panneaux répartis dans tout Jérusalem et saluant Trump, « l’ami de Sion ».

Le président Donald Trump reçoit le prix des amis de Sion avec des responsables religieux au bureau Ovale, à la Maison Blanche, le 11 décembre 2017 (Crédit : D. Myles Cullen/White House)

Evans a également suscité la controverse en raison de son travail passé en tant que leader religieux aux Etats-Unis.

En 1977, il était à la tête de la congrégation messianique Bnei Yeshua à Stony Brook, à Long Island, dans l’Etat de New York, dans laquelle, lors des services chrétiens, une étoile juive aurait été accrochée à la chaire. Le groupe faisait du prosélytisme sur la base de l’objectif préétabli par Evans d’amener « chaque Juif dans le monde à entretenir une relation plus large avec le Dieu d’Israël par l’acceptation de Jésus, le messie ».

Utilisant des technologies innovantes, le musée d’Evans emmène les visiteurs à travers le temps, sur la base de la bible et de l’histoire, et rend hommage aux non-Juifs ayant oeuvré à secourir le peuple juif.

Ce narratif religieux souligne particulièrement les responsables chrétiens qui ont soutenu le mouvement sioniste, même avant Theodor Herzl.

A la fin de l’exposition qui aurait attiré des centaines de milliers de touristes venus du monde entier, les visiteurs mettent des lunettes en 3D pour visionner un film dans lequel le Premier ministre Benjamin Netanyahu clame que « je ne pense pas que l’Etat juif aurait été possible sans le sionisme chrétien ».

Portrait de Mike Evans, gérant du musée des amis de Sion à Jérusalem, le 16 mai 2017 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

L’ancien président Shimon Peres avait été membre du conseil d’administration du musée qui a été visité par un grand nombre de responsables de haut-rang, notamment par le président Reuven Rivlin et le vice-président américain Mike Pence.

Dans une réponse à une interpellation de Walla, les responsables du musée ont affirmé que l’institution ne présentait pas de symboles religieux ou chrétiens à l’intérieur. Ils ont ajouté que le grand-rabbin d’Israël avait installé une mezuzah sur la porte du musée.

L’unité du porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que les militaires étaient en contact depuis plus de deux ans avec les amis de Sion et indiqué que les sites pour les visites des soldats étaient choisis après beaucoup de réflexion.

Néanmoins, suite à la requête de Walla, un haut-responsable militaire réexaminera l’affaire, a noté l’armée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...