L’Etat s’oppose à la libération conditionnelle de l’homme qui a tué son violeur
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L’Etat s’oppose à la libération conditionnelle de l’homme qui a tué son violeur

La libération anticipée de Yonatan Heilo est devenue possible après que le président a commué sa peine à 10 ans

Yonatan Heilo devant la Cour suprême, le 31 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yonatan Heilo devant la Cour suprême, le 31 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’accusation a déclaré dimanche qu’elle était opposée à la libération conditionnelle d’un homme qui est en prison pour avoir tué son violeur, a rapporté Hadashot.

Yonatan Heilo, qui s’est longtemps battu pour obtenir une libération anticipée, doit comparaître devant une commission des libérations conditionnelles lundi.

En 2013, il a été condamné à 20 ans de prison.

Il est devenu éligible à une libération anticipée après que le président Reuven Rivlin a commué une partie de sa peine en novembre dernier.

Heilo a d’abord été reconnu coupable du meurtre de Yaron Eilin dans la ville côtière de Netanya, après que ce dernier l’a violé, volé et fait chanter à plusieurs reprises pendant plusieurs mois en 2010.

Cependant, en 2016, à la suite d’un appel, la Cour suprême a allégé la condamnation pour meurtre de Heilo, le désignant comme coupable d’homicide involontaire et réduisant ainsi son mandat de 20 à 12 ans.

Rivlin a ensuite commué une partie de la peine en probation, ce qui a ramené sa peine d’emprisonnement à 10 ans et huit mois et lui a permis de demander une libération conditionnelle puisqu’il avait alors purgé plus de la moitié de la peine réduite.

En 2016, sur une recommandation du ministère de la Justice, Rivlin a rejeté la demande de Heilo à un pardon complet, mais a dit qu’il la reconsidérerait si une nouvelle demande était soumise après une période de temps substantielle.

Cette demande de grâce présidentielle, soumise par Yoel Hasson, membre de la Knesset (Union sioniste), a été signée par plus de 70 députés.

Le député Yoel Hasson (Union sioniste) s’adresse à la Knesset israélienne, dossier (Miriam Alster / FLASH90)
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