L’exposition sur l’icône culturelle Yehoram Gaon enchante la tour de David
Le maire de Jérusalem Moshe Lion a qualifié les chansons de Gaon de "bande originale d'Israël" lors du gala d'inauguration de l'exposition
Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le 10 juillet, le musée de la tour de David, à Jérusalem, a inauguré sa dernière exposition « Yehoram Gaon – L’exposition » consacrée au chanteur et icône culturelle au cours d’une soirée de gala.
Gaon, 85 ans, a assisté à l’événement au musée de l’ancienne citadelle. Il a interprété son tube de 1975, « Nous n’arrêterons pas de chanter », aux côtés des musiciens de la Brigade Nahal de l’armée israélienne, une unité au sein de laquelle il a effectué son service militaire, il y a 68 ans.
C’est le maire de Jérusalem et ami personnel du chanteur, Moshe Lion, qui a accueilli le célèbre octogénaire, confiant avoir choisi l’une de ses chansons comme sonnerie pour son téléphone portable.
Lion a qualifié les chansons de Gaon de « bande originale d’Israël », soulignant l’attachement de longue date de Gaon aux traditions et à la culture de l’État juif.
« Jérusalem vous salue », a déclaré Lion.
« Yehoram Gaon -L’Exposition » invite le visiteur à un voyage musical à travers la vie et la carrière du chanteur, acteur, cinéaste et personnalité publique, dont les œuvres ont façonné l’identité israélienne pendant plus de sept décennies.
L’exposition a ouvert ses portes le 11 juillet, et devrait durer jusqu’en décembre 2025. Le musée avait proposé une offre du même type en 2020, consacrée à une famille de musiciens et d’interprètes, les Banaï.
Dans son discours d’ouverture, Eilat Lieber, la directrice du musée, a indiqué que pendant la guerre de 12 jours avec l’Iran, plusieurs semaines avant l’inauguration, le personnel du musée, comme tous les Israéliens, se terrait dans des abris, ignorant si l’exposition pourrait ouvrir un jour.
Avec l’ouverture de l’exposition à la date prévue, après des jours de peur et de deuil, et compte tenu de la guerre en cours et de la crise des otages, Lieber a affirmé que si l’exposition célébrait la vie et la musique de Gaon, elle marquait également la vie et les réalités israéliennes.
Né à Jérusalem durant la période du mandat britannique, Gaon a été élevé dans cette réalité, a ajouté Lieber. Il a raconté à l’équipe des conservateurs du musée qu’il avait un souvenir très clair du moment où Israël avait annoncé son indépendance, en mai 1948.
Gaon est devenu membre du Conseil municipal de Jérusalem en 1993. Il a officiellement occupé la fonction de représentant des affaires culturelles de l’autorité municipale jusqu’en 2002, même s’il ne vivait plus à Jérusalem depuis des décennies.
L’exposition, installée dans le nouveau pavillon d’entrée Angelina Drahi du musée, relate l’enfance de Gaon à Jérusalem à travers ses premières performances avec la troupe israélienne Nahal, HaTernogolim et le Trio Gesher Hayarkon, suivies d’apparitions acclamées sur scène et à l’écran.
Le personnel du musée a travaillé en étroite collaboration avec Gaon et sa femme, a précisé Lieber. En plus des célèbres chansons, films et émissions de télévision, les visiteurs peuvent découvrir l’importante collection privée de Gaon, qui rassemble notamment des enregistrements historiques, des photographies et des films.
L’exposition présente de surcroît des objets personnels provenant de la maison familiale, des manuscrits originaux et des partitions, ainsi que des accessoires de scène comme le chapeau qu’il portait dans la comédie musicale à succès Kazablan, ou encore un livre inédit contenant des croquis originaux de l’artiste Aryeh Navon et des notes manuscrites de la parolière Naomi Shemer.
Un audioguide spécialement conçu, conté par Gaon en hébreu, accompagne les visiteurs à travers les galeries. Tous les films de l’exposition principale sont traduits en anglais.
L’exposition comporte en outre une expérience interactive, « Le Studio Transparent – Nous n’arrêterons pas de chanter », permettant aux visiteurs d’enregistrer leur propre reprise d’une chanson de Yehoram Gaon et de repartir avec une vidéo personnalisée.
L’exposition se termine en musique, avec les chansons de Gaon, sur le toit de l’ancienne tour de Phasaël, d’où les visiteurs admireront la vue sur Jérusalem.
Le musée accueillera une série d’événements culturels, notamment des visites guidées les mardis et vendredis, des conférences animées par des conservateurs de juillet à septembre, des visites de la Vieille Ville « sur les traces de Gaon », ainsi que des concerts.
Consultez le site Internet de la tour de David pour obtenir les dates, des informations et prendre vos billets.







