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COVID: Malgré la crainte d’un nouveau pic, l’aéroport Ben Gurion restera ouvert

Les cas quotidiens sont en passe de dépasser les 30 000 la semaine prochaine ; le premier cas de souche BA.3 Omicron a été identifié dans le pays

Des voyageurs portant le masque arrivent à l'aéroport Ben-Gurion après qu'Israël a interdit l'entrée des ressortissants étrangers pour contrer l'apparition d'un nouveau variant du coronavirus, le 28 novembre 2021. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)
Des voyageurs portant le masque arrivent à l'aéroport Ben-Gurion après qu'Israël a interdit l'entrée des ressortissants étrangers pour contrer l'apparition d'un nouveau variant du coronavirus, le 28 novembre 2021. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Les responsables israéliens ont précisé jeudi qu’une discussion de haut niveau tenue plus tôt dans la journée sur une éventuelle fermeture de l’aéroport Ben Gurion en cas de nouvelle vague pandémique ne signifiait pas que les responsables prévoyaient de limiter les vols à destination et en provenance du pays de sitôt.

Lors d’une réunion avec des responsables de la santé jeudi, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont travaillé sur un plan visant à faire face à un éventuel nouveau variant du coronavirus qui impliquerait la suspension des voyages à destination et en provenance du pays et la fermeture de ses frontières, entre autres mesures. Un communiqué du bureau du Premier ministre a déclaré que l’objectif du plan était « d’empêcher la future souche d’entrer dans le pays ».

Cependant, les discussions sur la fermeture de l’aéroport lors de la réunion, qui ont coïncidé avec l’augmentation des taux d’infection à Omicron et la découverte d’un nouveau sous-variant dans le pays, ont conduit certains à croire qu’une telle décision pourrait bientôt être proposée.

« Le Premier ministre voulait s’assurer qu’Israël est préparé en cas de variant très dangereux, en termes d’équipement et de fermeture du ciel », a déclaré à la radio militaire Sigal Regev Rosenberg, chef de la caisse de santé Meuhedet.

Les responsables de la santé ont en partie attribué l’augmentation actuelle des cas au variant BA.2, un sous-variant d’Omicron. On pense que le BA.2 est plus infectieux qu’Omicron, mais pas nécessairement plus grave.

Une femme reçoit une dose du vaccin COVID-19 dans un centre de santé Clalit à Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Salman Zarka, responsable de la lutte contre le coronavirus, a déclaré à la Treizième chaîne que le variant BA.2 se propageait rapidement et que le nombre de nouvelles infections quotidiennes pourrait doubler pour atteindre 30 000 la semaine prochaine.

Selon les données du ministère, le taux de reproduction, ou chiffre R, aurait atteint 1,42. Il représente le nombre de personnes infectées par chaque porteur du coronavirus, tout chiffre supérieur à 1 indiquant que le virus se propage activement. Ce chiffre était inférieur à 1 il y a une semaine.

Le ministère a déclaré que 13 603 nouvelles infections avaient été confirmées mercredi, avec 19,08 % de tests positifs.

Les cas actifs s’élevaient à 66 821, parmi lesquels 786 personnes hospitalisées pour complications liées à la COVID. Le nombre de cas graves est demeuré stable à 301, dont 130 se trouvent sous respirateur.

Le nombre de morts s’établit à 10 455, le ministère de la Santé ayant signalé 27 décès dus au coronavirus la semaine passée.

La Treizième chaîne a rapporté que les responsables craignaient que la trajectoire actuelle du virus ne conduise à une épidémie massive lors des prochaines fêtes de Pessah, qui pour la première fois en deux ans se dérouleront sans restriction.

Les responsables sont plus préoccupés par la partie de la population qui n’a pas effectué de parcours vaccinal complet – ceux qui n’ont pas reçu trois doses ou ceux de plus de 60 ans qui n’ont pas reçu leur quatrième injection – et qui pourrait déclencher une nouvelle épidémie, selon la Treizième chaîne.

Le ministère de la Santé a annoncé jeudi une nouvelle campagne de vaccination des citoyens âgés de plus de 60 ans n’ayant pas reçu de quatrième dose, ainsi que pour les personnes immunodéprimées.

Zarka a déclaré qu’il n’était pas prévu d’imposer des règles qui empêcheraient les familles de passer Pessah ensemble le mois prochain.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka pendant une conférence de presse près de Tel Aviv, le 9 novembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« Il n’y a aucune raison de célébrer Pessah via Zoom, nous n’en sommes plus là. Nous célébrerons ensemble, sans que cela ne se termine en contamination générale », a-t-il déclaré à la chaîne publique Kan.

Il a également soutenu que le vaccin restait l’outil le plus puissant contre le virus et a exhorté ceux qui n’avaient pas encore reçu leur injection à le faire.

Zarka a également annoncé qu’un cas du sous-variant BA.3 d’Omicron avait été découvert en Israël pour la première fois.

Il a déclaré à la radio militaire qu’un seul cas de ce type avait été confirmé jusqu’à présent.

On sait peu de choses sur la souche, qui a rejoint les sous-variants Omicron BA.1 et BA.2. L’OMS a déclaré plus tôt ce mois-ci qu’elle suivait BA.3, identifié pour la première fois en Afrique du Sud en janvier.

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