Manifeste contre l’antisémitisme : « à côté de la plaque » selon LFI
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Manifeste contre l’antisémitisme : « à côté de la plaque » selon LFI

Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI, affirme que le "manifeste contre l'antisémitisme" n'est "pas forcément la meilleure manière de mener" la bataille

Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI, pendant la manifestation du 1er mai 2017 à Paris. (Thomas Linard / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0)
Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI, pendant la manifestation du 1er mai 2017 à Paris. (Thomas Linard / Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0)

Le « manifeste contre l’antisémitisme » signé par plus de 300 personnalités est « à côté de la plaque » et « pas forcément la meilleure manière de mener » la bataille, a affirmé lundi Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI.

« La tribune part d’une réalité : il y a des actes antisémites insupportables ces dernières années, ces derniers mois. Il faut clairement lutter contre et les condamner », a affirmé M. Bompard lors d’une conférence de presse à Paris. « Une lutte implacable doit être menée sur ce sujet mais elle nécessite de rassembler le pays, pas de le diviser ».

Selon lui, « cette tribune n’est pas forcément la meilleure manière de mener cette bataille » contre l’antisémitisme.

Interrogé sur la demande des signataires « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques », le responsable LFI a affirmé que « ça n’avait pas de sens ». « C’est à côté de la plaque de penser que le problème vient de là ».

« La grande majorité des musulmans de ce pays ne sont pas responsables des actes qui peuvent être commis par une petite minorité d’excités qui, par ailleurs, ne se revendiquent pas toujours de l’islam. La grande majorité des musulmans veulent juste pouvoir pratiquer leur religion en paix. Ils sont les premiers indignés quand il y a des actes contre une personne en fonction de ses convictions religieuses, parce qu’ils en sont eux aussi victimes », a ajouté M. Bompard.

« Le problème vient de ce que dans ce pays, il y a encore des gens qui pensent qu’en fonction de sa couleur de peau, de sa religion, on ne doit pas avoir les mêmes droits que les autres. C’est contre ça qu’il faut lutter. La meilleure manière de lutter contre ces formes de racisme et d’antisémitisme, c’est de rappeler la République, l’égalité, les droits, la liberté, la devise républicaine », a-t-il insisté.

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