Israël en guerre - Jour 138

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Mansour Abbas clarifie son appel aux groupes armés palestiniens à déposer les armes

Le chef du parti Raam a réitéré sa condamnation des massacres du 7 octobre par le groupe terroriste palestinien du Hamas et des civils gazaouis

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le chef du parti Raam, le député Mansour Abbas, dirigeant une réunion de faction à la Knesset, le 16 octobre 2023. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le chef du parti Raam, le député Mansour Abbas, dirigeant une réunion de faction à la Knesset, le 16 octobre 2023. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le dirigeant du parti Raam, Mansour Abbas, était devenu vendredi le premier responsable d’un parti arabe dans l’histoire d’Israël à appeler publiquement les factions armées palestiniennes à déposer les armes et à travailler avec l’Autorité palestinienne (AP) afin d’établir un État palestinien par des moyens non violents. Mais samedi il a apporté une petite clarification après les réactions que son appel a suscitées.

« Pour avancer, les groupes militants palestiniens doivent déposer les armes. Ils doivent travailler main dans la main avec l’Autorité palestinienne afin de réaliser un mouvement national qui aspirera à un État de Palestine dans le cadre d’une solution pacifique aux côtés de l’État d’Israël », avait déclaré Abbas à CNN dans une rare interview accordée aux médias internationaux.

Abbas, dont le parti islamiste Raam a été la première faction indépendante à majorité arabe à rejoindre une coalition israélienne, avait débuté son entretien en réitérant sa condamnation des massacres du 7 octobre par le groupe terroriste palestinien du Hamas et des civils gazaouis.

« Toute action entreprise contre des personnes innocentes – contre des femmes, des enfants, des personnes âgées – est inhumaine et va également à l’encontre des valeurs de l’islam. Nous condamnons catégoriquement cela. Cela ne peut pas être discuté ou justifié car cela va à l’encontre de toutes les valeurs humaines et religieuses », avait-il dit.

« Mais en même temps, nous ne pouvons pas oublier qu’une lutte politique est en cours », avait-il poursuivi.

« Mais les actions que les groupes armés ont décidé de prendre, utilisant la violence pour parvenir à leurs fins, ont toujours échoué, quand on regarde le passé. La victime de chacune de ces tentatives militantes a été le peuple palestinien, qui en a payé le prix fort. Dans le conflit actuel, si l’on considère le nombre de personnes tuées, on parle de plus de 15 000 Palestiniens qui ont perdu la vie », avait-il déploré, citant les chiffres du groupe terroriste palestinien du Hamas, qui sont invérifiables et qui comprendraient les terroristes tués par Israël et les Palestiniens morts par des tirs de roquettes ratés par des groupes de Gaza.

Samedi, le chef de Raam est revenu sur ses propos.

Le parti a en effet précisé que « l’intention du député Mansour Abbas dans son interview sur CNN était [de dire] que l’État palestinien qui sera créé sera l’organe chargé de désarmer les factions dans le cadre de l’établissement de son pouvoir ».

Selon la Douzième chaîne israélienne, cette nuance intervient après que ses remarques ont suscité une colère au sein des cercles palestiniens et arabes.

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