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Mansour Abbas salue le « courage » de Bennett qui lui a permis de détrôner Netanyahu

Le leader du parti Raam estime que "tous les partenaires" du gouvernement comprennent le "fort potentiel" de ce dernier, porteur "d'espoir" et de "renouveau"

Le leader du parti Raam Mansour Abbas parle devant la CoP (Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations) à Jérusalem, le 22 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader du parti Raam Mansour Abbas parle devant la CoP (Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations) à Jérusalem, le 22 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le leader du parti Raam, Mansour Abbas, a déclaré lundi que le Premier ministre Naftali Bennett avait été courageux d’intégrer la coalition avec son parti et que c’était cette qualité qui expliquait que Bennett soit devenu Premier ministre – et non Netanyahu.

« Les gens me disent en permanence que j’ai fait quelque chose de courageux », a déclaré Abbas lors d’une conférence organisée par le site d’information Ynet. « Mais Bennett aussi a fait quelque chose de courageux ».

Le législateur de Raam a indiqué que lors de sa première rencontre avec Bennett, lorsque les deux hommes avaient négocié la possibilité d’unir leurs forces au sein de la coalition au pouvoir, « il a pris une décision au bout de deux heures de conversation et il m’a dit : ‘Mansour, nous n’allons pas faire ça à huis-clos. Annonçons dans une déclaration que nous avons eu une discussion’, » s’est souvenu Abbas.

« C’est là le courage d’un vrai dirigeant – et c’est pour ça qu’il est Premier ministre, contrairement à Netanyahu ».

Abbas et sa formation islamiste sont entrés dans l’Histoire, l’année dernière, en intégrant une coalition politiquement hétéroclite, qui est placée sous l’autorité de Bennett et du ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid. Si Abbas s’était entretenu à de multiples reprises avec Netanyahu en évoquant son ralliement à sa potentielle coalition, ces pourparlers n’avaient finalement pas abouti – largement en raison de l’opposition du parti Sionisme religieux d’extrême-droite, qui refusait de travailler avec Raam.

Abbas a expliqué qu’il y avait eu « des objectifs différents » avec Netanyahu « aux différents niveaux des négociations. » Ainsi, le sujet du ralliement de Raam à une éventuelle alliance avait été abordé, ce que Netanyahu avait nié. « Nous nous sommes entretenus à la résidence du Premier ministre à de multiples occasions », a-t-il assuré.

Yair Lapid de Yesh Atid, Naftali Bennett de Yamina et Mansour Abbas de Raam conviennent de former une coalition, à laquelle se joindront cinq autres partis le 2 juin 2021 (avec l’aimable autorisation de Raam).

Le chef de Raam a dit être satisfait de sa décision d’entrer dans le gouvernement de Bennett, notant que sa relation avec le Premier ministre était bonne.

« Tout le monde doutait qu’on puisse aller de l’avant », a-t-il indiqué, tout en ajoutant qu’il pensait que la coalition actuelle serait en mesure d’aller au bout de son mandat. Ce qui signifie qu’il pourrait encore rester trois ans en fonction – une éventualité que certains analystes ont mis en doute au vu des différences idéologiques énormes qui existent entre ses membres. L’alliance couvre tout le spectre politique, depuis le Meretz, à gauche, jusqu’à Yamina, à droite, et en passant par la formation islamiste Raam.

L’avenir du gouvernement pourrait également dépendre d’une négociation de peine dans le procès pour corruption de Netanyahu. Si le Premier ministre est ainsi dans l’obligation de quitter la politique, alors les factions de droite du gouvernement pourraient être tentées de reprendre leur liberté pour rejoindre un Likud placé sous l’autorité de nouveaux dirigeants.

« Tous les partenaires, au sein du gouvernement, comprennent que le potentiel est énorme, qu’il y a de l’espoir et qu’il y a du renouveau », a dit Abbas, notant qu’il rencontrait constamment des visiteurs venus de l’étrangers qui lui demandaient comment ce gouvernement parvenait à fonctionner. « Nous ne sommes qu’au début du chemin mais il est indubitable qu’il y a, ici, un modèle politique susceptible d’inspirer des sociétés toutes entières. »

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