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Moody’s relève la perspective de crédit d’Israël de négative à stable

L'agence de notation a maintenu la note de crédit Baa1 d'Israël, mettant en garde contre la fragilité des "environnements géopolitiques et de sécurité"

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Un panneau de l'agence de crédit Moody's, à New York, le 13 août 2010. (Crédit : Mark Lennihan/AP)
Un panneau de l'agence de crédit Moody's, à New York, le 13 août 2010. (Crédit : Mark Lennihan/AP)

Vendredi soir, l’agence de notation Moody’s a relevé la perspective de crédit d’Israël de « négative » à « stable », estimant que les risques géopolitiques s’étaient atténués grâce au maintien des cessez-le-feu au Liban et à Gaza.

L’agence de notation a déclaré que cette perspective stable reflétait « l’évaluation selon laquelle l’exposition d’Israël au risque géopolitique s’est considérablement atténuée par rapport à des niveaux très élevés », suite à la fin du conflit militaire avec l’Iran en juin 2025, ainsi qu’aux cessez-le-feu conclus avec le Hamas à Gaza et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah. Le cessez-le-feu à Gaza est entré en vigueur le 10 octobre, mettant fin à deux ans de guerre qui avaient débuté avec le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.

« Si l’environnement géopolitique et de sécurité d’Israël reste fragile, les signes de résilience de l’économie face aux conflits des deux dernières années et les preuves d’un impact important, mais maîtrisé, sur les finances publiques indiquent que les risques de crédit sont désormais équilibrés », a déclaré Moody’s.

« La solidité et la résilience du crédit israélien sont attestées par la relative robustesse de la croissance du PIB et par la poursuite d’une forte croissance et d’investissements dans le secteur des technologies de pointe, qui se sont maintenus malgré les tensions géopolitiques accrues de ces dernières années. »

Parallèlement, Moody’s a décidé de maintenir la note de crédit Baa1 d’Israël. En septembre 2024, l’agence avait abaissé la note de crédit du pays de deux crans, la faisant passer de A2 à Baa1, invoquant une « baisse de la qualité des institutions et de la gouvernance israéliennes » dans leur capacité à gérer les finances publiques, ainsi qu’une augmentation des dépenses pendant la période de guerre.

Si Moody’s a salué la résilience de l’économie israélienne dans son rapport, ce changement de perspective ne signifie pas pour autant que l’agence de notation devrait relever la note de crédit du pays dans un avenir proche, mais plutôt que le pays ne risque pas d’être déclassé. Une note plus basse augmente en effet les coûts de crédit pour le gouvernement, les entreprises et les ménages.

De la fumée s’élevant à la suite d’une frappe aérienne israélienne à l’ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

« Les risques géopolitiques restent élevés et pèsent sur la notation… avec des tensions qui s’exacerbent parfois et peuvent entraîner la rupture des cessez-le-feu, voire la reprise des conflits militaires », a averti l’agence de notation.

« Cela se traduit par un impact négatif durable sur les finances publiques et l’économie. »

Malgré ces risques géopolitiques persistants, Moody’s se dit confiant : « La dette restera relativement abordable et le gouvernement n’aura aucun problème à répondre à ses besoins de financement. »

L’agence de notation s’attend à ce que la dette publique israélienne se stabilise autour de 68 % du PIB, contre une baisse à 50 % du PIB prévue avant le déclenchement de la guerre contre le Hamas en octobre 2023.

Commentant le rapport de Moody’s, le comptable général sortant, Yali Rothenberg, a déclaré que « pour l’avenir, une discipline budgétaire cohérente et des mesures de convergence continues sont nécessaires pour garantir une tendance à la baisse du ratio dette/PIB au fil du temps ».

Pour 2026, Moody’s prévoit une croissance économique de 5 %, tirée par une « forte reprise après la guerre ». Pour 2027, l’agence de notation prévoit une croissance du PIB d’environ 3 à 3,5 %.

Ce changement de perspective de la notation de crédit d’Israël par Moody’s fait suite à une décision similaire de l’agence de notation mondiale Standard & Poor’s, qui a relevé la perspective de la note de crédit d’Israël de « négative » à « stable » en novembre, évoquant les perspectives de « désescalade militaire » à Gaza et dans la région, après l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. S&P, qui a abaissé la note de crédit d’Israël à deux reprises en 2024, a maintenu la note A/A-1 du pays.

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