Netanyahu : Israël défend l’Europe « qui a tant oublié depuis la Shoah »
« Nous agissons pour que les générations futures ne se demandent pas avec regret : 'Et si ?' », a expliqué le Premier ministre lors de son discours pour Yom HaShoah

Israël ne s’est pas relevé des cendres de la Shoah pour être consumé par les flammes de la discorde, a déclaré le président Isaac Herzog lors de son discours prononcé à Yad Vashem à l’occasion de la Journée de commémoration de la Shoah.
Appelant à l’unité et mettant en garde contre les divisions internes et la montée de l’antisémitisme dans le monde, M. Herzog a articulé son discours autour de l’histoire de Magda Baratz, survivante de la Shoah, et de son arrière-petit-fils, le sergent-chef Assaf Kafri.
Kafri a été tué au combat à Gaza l’année dernière, et Mme Baratz a appris la mort de son arrière-petit-fils alors qu’elle se trouvait sur le site de l’ancien camp de concentration de Bergen-Belsen, où elle avait elle-même souffert pendant la Shoah. Elle est décédée peu après.
« Soixante-dix ans les séparaient », a déclaré Herzog, « mais un esprit unissait les générations : un esprit d’héroïsme, de dévouement, de détermination ; un esprit de lutte pour la seule patrie de notre peuple : l’État d’Israël. »
Notant les opérations militaires israéliennes en cours, Herzog a mis en garde contre les menaces persistantes de l’Iran et de ses alliés visant les civils. Il a appelé les dirigeants du monde à passer des paroles aux actes et à prendre des mesures décisives contre l’antisémitisme.
Israël continuera de préserver la mémoire de la Shoah pour les générations futures, même après la disparition des derniers survivants, a-t-il conclu.
« L’Europe est aujourd’hui affligée d’une profonde faiblesse morale », a pour sa part déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son discours prononcé aussi à l’occasion de la cérémonie officielle de commémoration de la Shoah en Israël, pré-enregistrée cette année en raison du contexte sécuritaire.
« L’Europe perd le contrôle de son identité, de ses valeurs, de sa responsabilité à défendre la civilisation contre la barbarie », a-t-il affirmé.
Il a ajouté qu’Israël défendait l’Europe, « qui a tant oublié depuis la Shoah ».
« Elle a beaucoup à apprendre de nous », a-t-il poursuivi, « notamment la leçon essentielle de la distinction morale claire entre le bien et le mal, qui, dans les moments de vérité, exige que nous fassions la guerre pour le bien, pour la vie. »
« Israël, en revanche, n’oublie pas cette responsabilité éternelle », a déclaré M. Netanyahu.
« Avec les États-Unis et d’autres pays avec lesquels nous tissons des alliances dont on parlera à l’avenir, nous nous défendons, nous défendons le monde entier », a-t-il dit, ajoutant qu’ « Israël se tient aux côtés des États-Unis à l’avant-garde du monde libre ».
Il affirme que les deux pays « ont porté un coup fatal au régime maléfique iranien » lors de leurs deux opérations conjointes.
« Si nous n’avions pas agi [contre les cibles nucléaires, balistiques et autres cibles militaires iraniennes] », a déclaré Netanyahu, « les noms de Natanz, Fordow, Ispahan et Parchin seraient probablement restés à jamais gravés dans les mémoires, au même titre qu’Auschwitz, Treblinka, Majdanek et Sobibor. »
« Mais nous avons agi, et de quelle manière, grâce à un partenariat historique sans précédent avec le président Trump et les États-Unis. En cette Journée de commémoration de la Shoah, nous nous en souviendrons, » a-t-il affirmé.
« Nous agissons pour que les générations futures ne se demandent pas avec regret : ‘Et si ?’ », a-t-il conclu.







