Ohana aurait laissé entendre qu’il attend une gestion ferme des manifestations
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Ohana aurait laissé entendre qu’il attend une gestion ferme des manifestations

Un candidat à la direction de la police a rapporté à ses collègues que le ministre avait laissé entendre qu'il obtiendrait le poste s'il était sur la même position que lui

Le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 15 juillet 2020. (FLASH90)
Le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 15 juillet 2020. (FLASH90)

Un candidat au poste de chef de la police a déclaré à ses collègues que, lors d’un entretien avec le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana pour obtenir le poste, le ministre avait sous-entendu qu’il pourrait l’avoir s’il accédait à la volonté du ministre de mettre en place une position ferme dans la gestion des manifestations contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon un reportage diffusé vendredi.

La Treizième chaîne a indiqué qu’un candidat anonyme avait déclaré à des proches qu’Ohana l’avait interrogé sur sa position concernant les importantes manifestations. Il a laissé entendre que, s’il était sur la même position que le ministre, il obtiendrait le poste.

Ohana a démenti avoir laissé entendre une telle chose.

Ces dernières semaines, Ohana a auditionné des candidats pour occuper cette haute fonction, des hauts gradés et des candidats extérieurs. La police est sans chef permanent depuis décembre 2018, quand Roni Alsheich a quitté le poste. L’absence de gouvernement, finalement élu après une série de trois scrutins, avait empêché la validation d’un chef permanent de la police. Motti Cohen, l’adjoint au chef de la police, a occupé cette fonction par intérim.

Ohana, du parti du Likud, est considéré comme un allié très proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La nomination d’un candidat au poste de chef de la police en est de sa responsabilité. Mais en vertu de l’accord de coalition entre Netanyahu et le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz, les hautes nominations doivent être approuvées par les deux partis afin d’être adoptées.

Ohana a été sous le feu des critiques de l’opinion publique ces derniers jours, parce qu’il aurait fait pression sur la police pour durcir sa réponse face aux manifestants.

Des Israéliens protestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant sa résidence officielle, le 31 juillet 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Selon des enregistrements qui ont fuité, diffusés dimanche par Kan, Ohana a déclaré vouloir « contester » une décision de la Cour suprême autorisant les protestations continues contre Netanyahu à Jérusalem. Il exercerait une très forte pression sur la police pour qu’elle adopte une position plus dure.

En juillet, la Treizième chaîne a diffusé la transcription d’une confrontation entre Motti Cohen et Amir Ohana, lors de laquelle le ministre a accusé la police d’être trop laxiste avec les manifestants. Ohana a déclaré que les manifestations d’autres minorités avaient été gérées de façon plus dure et a indiqué que la police adopterait des mesures plus fortes si les manifestants étaient ultra-orthodoxes, arabes ou éthiopiens, ce qui a choqué et provoqué la colère du chef de la police.

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