Peretz et Gabbay terminent leur campagne pour la tête du Parti travailliste
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Peretz et Gabbay terminent leur campagne pour la tête du Parti travailliste

L’ancien chef du parti et l’ex-ministre de Koulanou s’affrontent dans les médias et appellent leurs électeurs ; les résultats sont attendus vers 22h00

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Avi Gabbay, au centre, avec Stav Shaffir et Shelly Yachimovich, avant la fin de sa campagne pour la tête du Parti travailliste, à Tel Aviv, le 9 juillet 2017. (Crédit : Flash90)
Avi Gabbay, au centre, avec Stav Shaffir et Shelly Yachimovich, avant la fin de sa campagne pour la tête du Parti travailliste, à Tel Aviv, le 9 juillet 2017. (Crédit : Flash90)

Amir Peretz et Avi Gabbay, les candidats à la tête du Parti travailliste, ont terminé dimanche leur campagne pour remporter les suffrages des électeurs.

Quelque 52 000 membres du Parti travailliste peuvent voter lundi pour le second tour de la primaire. Les bureaux de vote ouvrent à 11h00 et fermeront à 21h00. Les résultats devraient être connus une heure après la fermeture.

Mardi dernier, au premier tour de l’élection, qui a vu la défaite de l’actuel chef du parti, Isaac Herzog, Peretz a terminé en tête avec 32 % des suffrages (10 141 votes), suivi de Gabbay, 27 % (8 395). La participation a été de 59 % des militants travaillistes.

Les deux hommes cherchent depuis à obtenir le soutien des 41 % des électeurs du parti qui ont voté pour Herzog, Erel Margalit ou Omer Bar Lev au premier tour.

Isaac Herzog, chef du Parti travailliste, avec son épouse Michal, le jour des élections pour la tête de son parti, le 4 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Isaac Herzog, chef du Parti travailliste, avec son épouse Michal, le jour des élections pour la tête de son parti, le 4 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Herzog et Margalit ont depuis annoncé leur soutien à Peretz, ancien chef du Parti travailliste, et Shelly Yachimovich, qui a elle aussi dirigé le parti, a soutenu Gabbay.

Yachimovich a publié dimanche sur Twitter une photographie de QG de campagne de Gabbay, où elle passait des coups de téléphone, avec les députés Stav Shaffir et Eitan Cabel, et d’autres militants, aux électeurs travaillistes pour les encourager à voter pour Gabbay.

Des scènes similaires se sont déroulées chez Peretz, où les députés Nachman Shai et Hilik Bar étaient au téléphone pour tenter de persuader les électeurs indécis.

Amir Peretz, au centre, avec Hilik Bar, à droite, et Nachman Shai, à gauche, avant la fin de sa campagne pour la tête du Parti travailliste, à Tel Aviv, le 9 juillet 2017. (Crédit : Flash90)
Amir Peretz, au centre, avec Hilik Bar, à droite, et Nachman Shai, à gauche, avant la fin de sa campagne pour la tête du Parti travailliste, à Tel Aviv, le 9 juillet 2017. (Crédit : Flash90)

Pendant ce temps, Peretz et Gabbay étaient dimanche en campagne médiatique pour influencer les électeurs alors que la campagne touchait à sa fin.

Après avoir courtisé les gros bonnets du Parti travailliste la semaine dernière, Peretz vantait son importante expérience politique, pendant que Gabbay se présentait comme un nouveau visage capable de sortir le parti de sa torpeur.

Gabbay et Peretz, qui ont tous les deux été des ministres de l’Environnement du Premier ministre Benjamin Netanyahu et ont démissionné pour protester contre ses politiques et le budget de l’Etat, ont promis de ne pas rejoindre une coalition menée par Netanyahu.

Peretz et Gabbay sont tous les deux d’origine marocaine, mais la ressemblance s’arrête là. Ancien dirigeant travailliste et ministre de la Défense, Peretz est un visage connu du parti qui vient du monde syndical, alors que Gabbay, ancien directeur exécutif du géant des télécommunications Bezeq et ministre non élu du parti Koulanou, est une nouvelle recrue du camp travailliste.

Les deux candidats se sont affrontés samedi pendant un débat sur la Deuxième chaîne, durant lequel Peretz a accusé son opposant d’arrogance.

« Un peu de modestie ne vous tuera pas », a-t-il dit à Gabbay pendant le débat.

Amir Peretz, candidat à la direction du Parti travailliste, au centre, avec le président de la Histadrout Avi Nissenkorn et des députés travaillistes pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 5 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Amir Peretz, candidat à la direction du Parti travailliste, au centre, avec le président de la Histadrout Avi Nissenkorn et des députés travaillistes pendant une conférence de presse à Tel Aviv, le 5 juillet 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Je suis arrivé premier et l’on voit en moi la personne qui réussira à aider le parti à s’épanouir, a ajouté Peretz. Je promets que je gagnerai et que mardi le parti aura 22 sièges [dans les sondages]. »

« Dans un sondage de la Première chaîne, Peretz n’a reçu que 6 % pour sa capacité à être Premier ministre, a rétorqué Gabbay. Vous ne pouvez pas dire que vous mènerez le parti au pouvoir alors que la population n’est pas derrière vous. »

Les sondages publiés pendant la semaine ont indiqué que ni Peretz, ni Gabbay ne pourraient faire progresser le parti au-delà de la troisième place, derrière le Likud de Netanyahu et Yesh Atid de Yair Lapid. Deux sondages ont montré qu’ils obtiendraient des résultats similaires si les élections avaient lieu aujourd’hui (18 sièges, selon un sondage de Walla ; 14 sièges pour Gabbay et 15 pour Peretz selon une étude de la Deuxième chaîne.)

Peretz, ancien dirigeant de la Histadrout, a obtenu mercredi le soutien de l’actuel chef du syndicat, Avi Nissenkorn, ainsi que celui de la députée travailliste Merav Michaeli.

Gabbay a démissionné en mai 2016 du ministère de l’Environnement après l’arrivée de Yisrael Beytenu au gouvernement. Dans une tirade spectaculaire, il avait accusé la coalition de mener Israël sur la voie de la destruction.

Avi Gabbay, en chemise, candidat à la tête du Parti travailliste, avec ses partisans devant un bureau de vote de Jérusalem, le 4 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Gabbay, en chemise, candidat à la tête du Parti travailliste, avec ses partisans devant un bureau de vote de Jérusalem, le 4 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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