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Plusieurs représentants de kibboutzim du sud n’iront pas rencontrer Netanyahu

Le Premier ministre a prévu de rencontrer les chefs des conseils régionaux des communautés frontalières de Gaza, mais certains déplorent le manque de préavis et d'intérêt

Illustration : Un graffiti de protestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, près de la résidence du Premier ministre, à Jérusalem, le 25 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Illustration : Un graffiti de protestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, près de la résidence du Premier ministre, à Jérusalem, le 25 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les représentants de plusieurs communautés frontalières de Gaza ont déclaré mercredi qu’ils n’assisteraient pas à une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les chefs des conseils régionaux, sur fond de critiques à l’encontre du Premier ministre et du gouvernement concernant leur traitement des victimes de l’assaut dévastateur du 7 octobre par les terroristes palestiniens du Hamas.

Netanyahu a déclaré mardi qu’il rencontrerait les dirigeants locaux des régions du sud situées à quatre kilomètres de la frontière, mais certains kibboutzim, dont Beeri, Kfar Aza, Nir Oz, Nahal Oz, Reim, Or Haner, Ein HaShlosha et Kerem Shalom ont déclaré qu’ils n’enverraient pas de représentants, en raison de problèmes d’emploi du temps ou d’un manque d’intérêt.

Les communautés qui envoient des représentants sont Carmia, Mefalsim, Netiv HaAsara, Yad Mordechaï et Zikim, a rapporté le quotidien Haaretz.

En réponse aux critiques adressées au Premier ministre pour ne pas avoir rencontré plus tôt les survivants du massacre du 7 octobre, les proches de Netanyahu ont déclaré qu’il était affairer à gérer la guerre. Le gouvernement a également été critiqué pour ce que beaucoup considèrent être un manque de soutien aux personnes forcées de quitter les communautés du sud, les groupes de la société civile étant obligés de prendre le relais.

Les responsables des conseils régionaux devant rencontrer le Premier ministre ont déclaré dans un communiqué que la date de la réunion ne convenait pas à deux ou trois des kibboutzim, et que « personne n’a officiellement dit qu’il boycottait la réunion ».

« Chacun doit faire ce qui est bon pour lui. Nous ne boycottons personne. En tant que chefs des conseils, nous irons bien sûr à la réunion », ont-ils déclaré.

Le milliardaire américain Elon Musk, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, en visite à Kfar Aza, le 27 novembre 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le kibboutz Beeri a également déclaré qu’il ne boycottait pas la réunion.

« Si et quand le Premier ministre voudra venir au kibboutz Beeri, voir les atrocités commises le 7 octobre et avoir une conversation sur les efforts de reconstruction de Beeri, nous serons toujours heureux de l’accueillir avec un arrangement préalable et sans la présence des médias », a déclaré un représentant du kibboutz.

L’administration de Nir Oz a déclaré dans un communiqué que Netanyahu devait rencontrer tous les membres du kibboutz et que la réunion prévue mercredi n’était pas acceptable.

« Ce ne sont pas seulement les représentants des communautés qui ont besoin de réponses, mais nous tous. Pas seulement moi, mais tout le monde mérite de savoir pourquoi un quart de notre kibboutz a été enlevé ou assassiné », peut-on lire dans la déclaration.

Selon Haaretz, plusieurs tentatives d’organiser des réunions avec les dirigeants des communautés ont échoué.

Une source impliquée dans les pourparlers a déclaré que les responsables ont essayé de mettre en avant des conditions préalables, telles que la sélection de familles spécifiques à rencontrer par le Premier ministre.

« Chaque jour, un ministre tiers ou un haut fonctionnaire nous informe qu’il viendra nous voir aujourd’hui, mais les gens ne peuvent pas se tenir à leur disposition à chaque fois », aurait déclaré un résident anonyme d’une communauté du sud.

Des dizaines de localités ont été forcées d’évacuer en raison de la guerre, qui a commencé le 7 octobre lorsque des hordes de terroristes du Hamas en provenance de Gaza ont envahi Israël, massacrant 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et en enlevant au moins 240 personnes de tous âges, dont beaucoup sont toujours retenus en captivité dans la bande de Gaza.

L’attaque s’est déroulée sous un déluge de milliers de roquettes tirées sur les villes israéliennes. Israël a répondu par une incursion militaire et a juré d’éradiquer le Hamas, qui dirige Gaza depuis 2007. Une trêve en cours a permis la libération de dizaines d’otages.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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